Fonçage du puits 1864 (≈ 1864)
Début des travaux de creusement du puits Sainte-Marie.
1866
Découverte de la couche
Découverte de la couche 1866 (≈ 1866)
La couche de houille est atteinte à 305 mètres de profondeur.
1869
Connexion au puits Saint-Charles
Connexion au puits Saint-Charles 1869 (≈ 1869)
Le puits Sainte-Marie est relié au puits Saint-Charles.
1924
Reconstruction du chevalement
Reconstruction du chevalement 1924 (≈ 1924)
Construction du chevalement en béton armé et installation d'une machine d'extraction électrique.
1950
Fin de l'activité minière
Fin de l'activité minière 1950 (≈ 1950)
Cessation de l'activité du puits et démantèlement des installations.
1972
Sauvegarde du chevalement
Sauvegarde du chevalement 1972 (≈ 1972)
Le chevalement est cédé au conseil général de la Haute-Saône.
1979
Restauration du site
Restauration du site 1979 (≈ 1979)
Restauration du chevalement par l'entreprise Meuziau.
29 mars 2001
Classement historique
Classement historique 29 mars 2001 (≈ 2001)
Le chevalement est inscrit aux monuments historiques et reçoit le label « Patrimoine du XXe siècle ».
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le chevalement en totalité (cad. C 400) : inscription par arrêté du 29 mars 2001
Personnages clés
Marcel Maulini
Docteur des mines ayant contribué à la sauvegarde du chevalement.
Charles Tournay
Ingénieur liégeois concepteur du chevalement.
Origine et histoire du Chevalement du puits
Le chevalement du puits Sainte‑Marie est le dernier témoin architectural des mines de houille de Franche‑Comté et l'un des derniers vestiges de l'activité minière locale. Construit en béton armé avec des chambranles de baies en brique, il présente une recherche de symétrie et d'harmonie rappelant l'architecture privée, ce qui atténue son caractère utilitaire. Le puits Sainte‑Marie a été foncé à partir de 1864 ; la couche de houille fut atteinte en 1866 à 305 mètres de profondeur, mais ne mesurait que 60 centimètres d'épaisseur. Malgré le percement de galeries de recherche, il ne donna pas les résultats attendus ; une galerie de jonction le relia au puits Saint‑Charles en 1869 et il servit alors d'aérage. Abandonné après la fermeture du puits Saint‑Charles, le site tomba en ruine. Vers 1920, le fonçage du puits du Chanois entraîna sa réhabilitation et, en 1924, la fosse fut équipée d'une machine d'extraction électrique et d'un chevalement en béton armé reconstruit. La pénurie de fer motiva l'emploi du béton armé pour la nouvelle structure. Le chevalement servit peu comme puits d'extraction mais assura l'aérage des bassins du Chanois et du Magny. Après la nationalisation des houillères, le bassin de Ronchamp fut confié à Électricité de France et, en 1950, les molettes et la machine d'extraction furent retirées pour être remontées sur un autre chevalement. Le puits cessa toute activité en 1950 ; il fut comblé en 1958 et ses installations démantelées, à l'exception du chevalement. La démolition du chevalement fut envisagée, mais il fut sauvé grâce aux protestations de la population et à l'action du docteur des mines Marcel Maulini, qui en fit un symbole à préserver. En 1972, la structure, alors propriété d'Électricité de France, fut cédée au conseil général de la Haute‑Saône pour un franc symbolique, sous l'impulsion d'un comité de rachat et d'aménagement. Restauré en 1979 par l'entreprise Meuziau, le site fut ensuite aménagé avec une locomotive et des berlines de mine en 1994. Le chevalement a été inscrit aux monuments historiques et a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle » le 29 mars 2001. L'ouvrage, conçu en 1924 par l'ingénieur liégeois Charles Tournay, est de type avant carré porteur : quatre piliers verticaux supportent le plancher des molettes, surmonté d'un toit à quatre pans. Deux jambes de force, dirigées vers la machine d'extraction, s'appuient sur le plancher des molettes. Le bâtiment de recette associe poutres de béton hourdées de briques et toit à quatre pans. L'axe des molettes se situe à 18,50 mètres de hauteur et leur diamètre est de 3,30 mètres. La similitude avec d'autres chevalements conçus par Charles Tournay, notamment celui du puits de Sauwartan, se remarque dans la partie supérieure et les bigues. La forme générale et l'association du béton et de la brique rouge traduisent une volonté architecturale d'estomper le caractère utilitaire de l'édifice, caractéristique que révèlent également les vues aériennes et l'observation de la structure interne.