Frise chronologique
1290
Construction de la maison forte
Construction de la maison forte
1290 (≈ 1290)
Édifiée par Jehan Godin de Sacé
1361
Incendie pendant la guerre de Cent Ans
Incendie pendant la guerre de Cent Ans
1361 (≈ 1361)
Probablement par les Anglais
1370
Abandon du site
Abandon du site
1370 (≈ 1370)
Après destruction partielle
1961
Début des fouilles archéologiques
Début des fouilles archéologiques
1961 (≈ 1961)
Par l’association Areghat
1990
Création du jardin botanique médiéval
Création du jardin botanique médiéval
1990 (≈ 1990)
Plus de 800 espèces végétales
1995
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
1995 (≈ 1995)
Inscription du site archéologique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Site archéologique (cad. de Saumur C 6, 7, 28, 29, 44, 46, 53, 54) : inscription par arrêté du 2 novembre 1995
Personnages clés
| Jehan Godin de Sacé - Seigneur local et propriétaire |
Proche des familles nobles d’Anjou |
| Jean le Bon - Roi de France (1350–1364) |
Monnaies trouvées sur le site |
Origine et histoire
La Chevalerie de Sacé, située au lieu-dit la Cave Peinte dans la forêt communale de Courcy à Brain-sur-Allonnes (Maine-et-Loire), est un site archéologique médiéval inscrit aux monuments historiques depuis 1995. Construite en 1290 comme maison forte entourée de douves, elle appartenait à Jehan Godin de Sacé, un seigneur local proche des familles nobles d’Anjou et de la sénéchaussée de Saumur. Le site fut incendié en 1361, probablement par les troupes anglaises durant la guerre de Cent Ans, puis abandonné après 1370.
Les fouilles menées depuis 1961 par l’association Areghat ont révélé 15 000 carreaux de pavement peints des XIIIe et XIVe siècles, ainsi que des monnaies frappées sous le règne de Jean le Bon (1350–1364). Un musée archéologique, ouvert en 1981 à Brain-sur-Allonnes, expose ces découvertes. En 1990, un jardin botanique médiéval a été créé à proximité, reproduisant l’organisation végétale utilitaire du Moyen Âge, avec plus de 800 espèces classées en sections (médicinales, tinctoriales, alimentaires, etc.).
Le site comprend aussi un réseau de souterrains potentiellement liés à un ensemble gallo-romain voisin, situé à 500 mètres. Chaque année, l’association Areghat organise une fête médiévale costumée avec tournois et animations, perpétuant la mémoire de ce lieu marqué par l’histoire militaire et rurale de l’Anjou. Le jardin, inspiré du plan de Saint-Gall (Suisse), illustre les usages des plantes au Moyen Âge, des roses décoratives aux plantes vénéneuses du jardin des sorcières.