Frise chronologique
1739
Commande royale
Commande royale
1739 (≈ 1739)
Louis XV commande les sculptures à Coustou.
1743-1745
Réalisation des œuvres
Réalisation des œuvres
1743-1745 (≈ 1744)
Sculpture et installation à Marly.
1794
Transfert place de la Concorde
Transfert place de la Concorde
1794 (≈ 1794)
Déplacement depuis Marly pendant la Révolution.
1840
Restauration par Caillouette
Restauration par Caillouette
1840 (≈ 1840)
Travaux de conservation sur les originaux.
1984
Remplacement par des copies
Remplacement par des copies
1984 (≈ 1984)
Originaux transférés au Louvre.
1985
Installation des moulages à Marly-le-Roi
Installation des moulages à Marly-le-Roi
1985 (≈ 1985)
Copies placées près de l’abreuvoir d’origine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Guillaume Coustou - Sculpteur |
Auteur des Chevaux de Marly (1743-1745). |
| Louis XV - Commanditaire |
Roi ayant passé la commande en 1739. |
| Louis-Denis Caillouette - Restaurateur |
A restauré les sculptures en 1840. |
| Michel Bourbon - Sculpteur moderne |
A réalisé les copies en 1984-1985. |
| Serge Macel - Architecte |
Maîtrise d’œuvre pour les moulages de 1985. |
| Victor Hugo - Écrivain |
A admiré les sculptures (citation célèbre). |
Origine et histoire
Les Chevaux de Marly sont deux sculptures monumentales en marbre de Carrare, réalisées entre 1743 et 1745 par Guillaume Coustou. Commandées en 1739 par Louis XV, elles devaient décorer l’abreuvoir du parc du château de Marly, remplaçant des œuvres d’Antoine Coysevox déplacées aux Tuileries. Les modèles, choisis par le roi en 1743, furent installés à Marly en 1745 après deux ans de travail. Ces sculptures marquent un tournant artistique, abandonnant les références mythologiques pour une représentation réaliste et dynamique de chevaux et de leurs palefreniers.
En 1794, les Chevaux de Marly furent transférés place de la Concorde à Paris. Restaurés en 1840 par Louis-Denis Caillouette, ils y restèrent jusqu’en 1984, date à laquelle la pollution et les vibrations des défilés militaires les endommagèrent. Remplacés par des copies en marbre reconstitué réalisées par Michel Bourbon, les originaux furent conservés au musée du Louvre, dans la cour Marly. Une copie supplémentaire, autorisée par Bouygues, orne aujourd’hui leur siège social.
Les œuvres de Coustou, dernières de sa carrière, connurent un succès immédiat, inspirant des répliques réduites et annonçant l’engouement romantique pour les sujets équestres. Leur technique, sculptée dans des blocs monolithes, et leur expressivité (chevaux fougueux, palefreniers musclés) furent admirées, comme en témoigne Victor Hugo évoquant « ces marbres hennissants cabrés sur un nuage d’or ». Coustou s’inspira de modèles antiques (Dioscures de Rome) et français (Chevaux d’Apollon à Versailles), tout en innovant par un naturalisme saisissant.
Les moulages des Chevaux de Marly, réalisés par Michel Bourbon en 1985, furent replacés près de l’abreuvoir originel à Marly-le-Roi (Yvelines), sous la direction de l’architecte Serge Macel. Ces copies perpétuent leur présence historique, tandis que les originaux, protégés au Louvre, restent accessibles au public. Leur histoire reflète les évolutions artistiques et politiques, de la monarchie à la République, en passant par leur symbolique équestre et leur postérité culturelle.