Chibotte du bois de Lirate à Vals-près-le-Puy en Haute-Loire
Chibotte du bois de Lirate
43750 Vals-près-le-Puy
Propriété de la commune
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification de la chibotte en pierre sèche par les vignerons et bergers.
XIXe siècle
Utilisation et reconnaissance
Utilisation et reconnaissance XIXe siècle (≈ 1865)
Période d'utilisation intensive et première mention par l'érudit Albert Boudon-Lashermes.
1986
Protection officielle
Protection officielle 1986 (≈ 1986)
Inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 28 avril.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chibotte du bois de Lirate (cad. AA 77) : inscription par arrêté du 28 avril 1986
Personnages clés
Albert Boudon-Lashermes
Érudit ayant étudié et mentionné les chibottes au XIXe siècle.
Origine et histoire
La chibotte du bois de Lirate est une ancienne cabane de vigne ou tsabone située à Vals-près-le-Puy, en Auvergne-Rhône-Alpes. Ces cabanes en pierre sèche, appelées chibottes dans la région et apparentées à un vaste ensemble méditerranéen, servaient d'abris temporaires aux bergers et aux vignerons ; les chibottes actuelles ont été édifiées entre le XVIIe et le XIXe siècle. L'édifice se dresse dans la vallée du Dolaizon, au lieudit Bois de Lirate (parcelle cadastrale AA77), et est en partie engagé dans un talus soutenu par une muraille en pierre sèche. Le corps principal est de plan quadrangulaire, avec une façade plane légèrement en fruit et des angles obliques en retour en forme d'éperon ; les hauteurs sont de 2,20 m à gauche et 2,90 m à droite en raison de la déclivité du terrain. L'entrée, large de 0,87 m et haute de 1,82 m, présente des piédroits en brèche volcanique et un linteau en basalte surmonté de trois dalles saillantes formant larmier ; au-dessus se trouve un petit jour. L'embrasure est coiffée de deux encorbellements symétriques opposés et d'une fausse trompe ménagée à partir du linteau de la lucarne ; elle s'ébrase vers l'intérieur pour déboucher sur une cellule grossièrement elliptique de 3,90 m de profondeur et 4,70 m de diamètre transversal. Les murs, la couverture et le couvrement sont constitués de moëllons de tailles diverses posés à sec en tas-de-charge ; jusqu'à 2 m de haut on observe de gros blocs, puis des assises régulières de dalles de basalte biseautées ou laissées en l'état. La voûte, au profil ogival très régulier, est obtenue par encorbellement et se termine par une grande dalle ; une niche est ménagée dans la paroi gauche et le sol est en terre. Des traces de mortier subsistent dans les côtés du couloir d'entrée et dans les interstices des pierres ; à l'origine une porte était articulée sur deux gonds fichés à droite. Divers objets divers ont été relevés à l'intérieur en 1979, parmi lesquels bouts de tôle, cerclages de tonneaux, fil de fer, arrosoir et fer à vache. Le terme vernaculaire tsabone était employé par les utilisateurs au XIXe siècle, tandis que l'érudit Albert Boudon-Lashermes a parlé de chibottes ligures ; ces cabanes répondaient à une économie de subsistance et furent construites avec des matériaux locaux. La comparaison du cadastre napoléonien et du cadastre moderne semble indiquer que les cabanes du lieudit Le Crousas sont liées au morcellement d'une vaste propriété et à la création de parcelles viticoles entre le milieu du XVIIIe et le début du XIXe siècle. La chibotte du bois de Lirate est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 28 avril 1986 et fait partie du « parcours des chibottes », conçu dès 1976 et inauguré en 2011 par la mairie de Vals pour la mise en valeur touristique.