Classement monument historique 14 avril 1948 (≈ 1948)
Protection des ruines restantes.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de l'Espinoux (restes) : inscription par arrêté du 14 avril 1948
Personnages clés
Curé de Plavilla - Desservant de l'église
Responsable religieux au XVIIe siècle.
Saint Julien - Patron de l'église en 1697
Dédicace religieuse principale.
Sainte Basilisse - Sainte patronne en 1697
Dédicace secondaire de l'édifice.
Origine et histoire
L'église de l'Espinoux, située dans le hameau du même nom au sud de Plavilla (Aude), est un édifice roman du XIIe siècle, aujourd’hui partiellement en ruines. Elle était à l’origine une annexe de Ribouisse, mentionnée dès 1207, et dépendait successivement des diocèses de Toulouse puis de Mirepoix à partir de 1318. À l’époque médiévale, elle servait les hameaux voisins de Berdoulet et Gibert, avant d’être desservie par le curé de Plavilla.
L’église, de plan simple avec une nef unique et une abside circulaire, a subi des modifications notables, notamment une restauration partielle de l’abside en 1731. Son intérieur était orné de fresques multicolores, dont subsistent des fragments datant du XVIIe ou XVIIIe siècle, ainsi que des traces plus anciennes (ocre rouge, blanc) représentant des figures humaines et animales. La porte sud, en plein cintre à rouleaux multiples, et un clocheton-arcade sur le mur occidental sont des éléments architecturaux remarquables.
Aliénée pendant la Révolution, l’église a perdu sa toiture et une partie de ses murs, ainsi que deux colonnes intérieures. Sa cloche fut transférée à l’église paroissiale de Plavilla après sa fermeture. Classée monument historique en 1948, elle conserve des chapiteaux sculptés (tête de bœuf, feuillages) et des vestiges de décors peints, témoignages de son importance passée dans la vie religieuse locale.
Les fresques les plus anciennes, situées près du chœur, représentent un personnage barbu en tunique courte et un animal à quatre pattes, exécutés dans des tons ocre jaune, brun-noir et rouge. Ces peintures, bien que fragmentaires, illustrent l’évolution des styles artistiques entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Le site, propriété de la commune, reste un exemple significatif de l’architecture romane rurale en Occitanie.
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