Restauration XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux de conservation et réparation.
1888
Vente de la statue
Vente de la statue 1888 (≈ 1888)
Vierge à l’Enfant vendue à un ferrailleur.
7 mars 2012
Inscription MH
Inscription MH 7 mars 2012 (≈ 2012)
Classée monument historique par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
Monsieur Yrissou - Ferrailleur bordelais
Acheteur de la statue en 1888.
Anne de Bretagne - Figure historique inspirante
Style vestimentaire reflété par la statue.
Origine et histoire
L'église Notre-Dame d'Espiet, située dans le département de la Gironde en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines entre le XIe et le XIIe siècle, bien que sa structure actuelle résulte principalement d’une reconstruction quasi totale au XVIIe siècle, suivie de restaurations au XIXe. Ce monument catholique, inscrit aux monuments historiques depuis 2012, se distingue par son clocher-mur occidental, son chevet plat oriental, et une nef unique. Le portail roman de l’élévation sud, précédé d’un porche rectangulaire, constitue le seul vestige sculpté de la période romane, avec des chapiteaux illustrant des scènes moralisatrices ou symboliques comme des fauves s’observant ou une Vierge à l’Enfant.
À l’intérieur, l’église abrite un mobilier liturgique du XVIIe siècle, incluant retables, autel et bénitier, témoignant de son usage continu comme lieu de culte. Parmi les éléments remarquables figuraient autrefois une statue en pierre de la Vierge à l’Enfant (fin XVe siècle), vendue en 1888 à un ferrailleur bordelais avant d’intégrer les collections du Musée d’Aquitaine. Cette œuvre, aux traits populaires et au style tardif, reflétait les influences artistiques de l’époque d’Anne de Bretagne, notamment par le décolleté carré de la robe de la Vierge, alors à la mode.
Le portail sud, orné de quatre chapiteaux aux badigeons d’ocre, offre une iconographie riche : deux hommes en conflit (scène de tentation morale), des fauves se suçant la queue (allégorie d’un vice), la Vierge à l’Enfant voilée, et un oiseau picorant une plante verticale, évoquant peut-être l’Arbre de vie. Ces sculptures, bien que partiellement érodées, illustrent les thèmes récurrents de l’art roman girondin, mêlant avertissements moraux et symboles religieux. Une croix de pierre, toujours visible à l’angle sud-est du cimetière, complète cet ensemble patrimonial.
L’édifice, typique des petites églises rurales, incarne les transformations architecturales et liturgiques survenues entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Son inscription récente (2012) souligne la valeur historique de ses éléments roman et baroque, ainsi que leur rôle dans la mémoire locale. Les ressources externes, comme la base Mérimée ou les observatoires du patrimoine religieux, documentent son évolution et sa préservation.
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