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Église de Notre-Dame-de-la-Gorge en Haute-Savoie

Haute-Savoie

Église de Notre-Dame-de-la-Gorge

    3782 Route de Notre Dame de la Gorge
    74170 Les Contamines-Montjoie

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Xe–XIe siècles
Origines de l'ermitage
1338
Paroisse comptant 30 feux
1518
Incendie de l'église
1699–1707
Reconstruction baroque
1728
Construction des 14 oratoires
1804
Suppression de la paroisse
1873
Pèlerinage rassemblant 10 000 personnes
1914
Crue détruisant la chapelle primitive
2015
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Classé MH

Personnages clés

Jean La Vougna - Architecte Reconstruit l’église (1699–1707)
Saint François de Sales - Évêque d’Annecy Visite pastorale en 1606
Nicolas Gouttry - Curé (1629–1653) Construisit une maison pour voyageurs
Curé Colliex - Initiateur de la reconstruction Supervisa les travaux baroques
Jacques Clairant - Artiste chambérien Auteur présumé du retable central

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-la-Gorge, située aux Contamines-Montjoie en Haute-Savoie, trouve ses origines au moins au XIe siècle, avec une présence attestée d’un ermitage dès le Xe siècle pour accueillir les voyageurs empruntant la voie vers l’Italie par le col du Bonhomme. Initialement dédiée à saint Antoine, elle devient une paroisse au Moyen Âge, comptant 30 foyers en 1338. Ravagée par un incendie en 1518 et dégradée au fil des siècles, elle est reconstruite entre 1699 et 1707 dans un style baroque par l’architecte Jean La Vougna, après des visites épiscopales soulignant son état délabré.

Pendant la Révolution française, l’église est transformée en écurie et ses cloches réquisitionnées. Supprimée comme paroisse en 1804, elle devient un lieu de dévotion mariale, attirant jusqu’à 10 000 pèlerins en 1873. Son intérieur, orné de retables dorés et de stucs, inclut des œuvres comme une Vierge à l’Enfant polychrome et une poutre de gloire unique en Faucigny. Les armes des Savoie et des statues des XVIIe–XVIIIe siècles, retrouvées dans les greniers, y sont aujourd’hui exposées.

Le sanctuaire est entouré de 14 oratoires construits en 1728, formant initialement un rosaire marial avant d’être transformé en chemin de croix vers 1840. Classée monument historique en 2015, l’église conserve des bannières de pèlerinage historiques et un ermitage adjacent, témoin de son rôle spirituel et hospitalier depuis plus d’un millénaire. Les processions annuelles, comme celle du 15 août, perpétuent cette tradition.

L’architecture combine une nef unique, un clocher à bulbe, et des devises latines en façade, dont EGO MATER PVLCHRÆ BONITATIS. Les restaurations du XXe siècle ont révélé des couleurs originales (voûte bleu foncé étoilée) et replacé des statues disparues. À proximité, une chapelle accrochée à la falaise remplace un ermitage médiéval emporté par une crue en 1914, liant le site à la légende du premier ermite.

Saint François de Sales, lors d’une visite en 1606, constate le déclin démographique (10 feux restants) et encourage les travaux. Le curé Nicolas Gouttry (1629–1653) construit une maison pour les voyageurs, tandis que le curé Colliex supervise la reconstruction baroque. Jacques Clairant, artiste chambérien, est attribué comme auteur du retable central, représentant l’Assomption de la Vierge.

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