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Église Saint-Fuscien, Saint-Victoric et Saint-Gentien de Sains-en-Amiénois dans la Somme

Somme

Église Saint-Fuscien, Saint-Victoric et Saint-Gentien de Sains-en-Amiénois

    1 Rue des Verts Cerisiers
    80680 Sains-en-Amiénois
Markus3 (Marc ROUSSEL)

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
300
400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
IIIe siècle
Martyre des saints Fuscien, Victoric et Gentien
11 avril 1511
Consécration de l'église reconstruite
1862
Classement du tombeau des martyrs
1869
Fouilles de l'abbé Messio
1940
Destruction des verrières pendant la guerre
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Fuscien, Victoric d'Amiens et Gentien - Martyrs chrétiens du IIIe siècle À l'origine de la fondation du lieu.
Abbé Messio - Curé de Sains-en-Amiénois (XIXe siècle) Dirigea les fouilles de 1869.
Gérard Ansart - Artiste verrier (XXe siècle) Créa les verrières après 1945.
Rictiovare - Gouverneur romain du IIIe siècle Ordonna l'exécution des martyrs.

Origine et histoire

L'église des Saints-Fuscien-Victoric-et-Gentien de Sains-en-Amiénois est un édifice catholique situé dans la Somme, en Hauts-de-France. Elle fut reconstruite aux XVe et XVIe siècles sur l’emplacement présumé du tombeau des trois martyrs du IIIe siècle : Fuscien, Victoric d’Amiens et Gentien. Consacrée le 11 avril 1511, elle intègre les vocables des saints martyrs et de la Sainte Vierge. De l’église primitive et de l’époque romane, aucun vestige ne subsiste aujourd’hui.

En 1869, l’abbé Messio, curé de Sains, mena des fouilles révélant les fondations de deux murs parallèles à l’édifice actuel. L’un, attribué à un temple dédié à Hercule, et l’autre, situé sous l’église, correspondrait à l’église primitive. Les vestiges de deux chapelles furent également découverts, dont une abritant un sarcophage. L’abbé identifia ces structures comme celles d’une église primitive de 100 pieds de long, avec deux annexes à l’est, dont une abritant le tombeau des martyrs. À l’ouest, un portique permettait l’accès.

L’église actuelle, construite en pierre avec une façade en brique, comprend deux vaisseaux pour faciliter la circulation des pèlerins autour du tombeau. Le chœur, ajouté au XVIIIe siècle, et des modifications au XIXe siècle (fenêtre dans la chapelle de la Vierge, déplacement de la porte sud) complètent son architecture. Le clocher, couvert d’ardoises, se termine en flèche. L’édifice conserve des objets gallo-romains et mérovingiens, dont un autel sculpté représentant Hercule et Mars, et une stèle funéraire mérovingienne.

Le tombeau des saints martyrs, classé monument historique en 1862, date de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. Sa partie supérieure, ornée de sculptures représentant les trois martyrs en gisants et leur exécution, repose sur six piliers. Une cuve baptismale contemporaine et une statue de la Vierge à l’Enfant du XIIIe siècle complètent le mobilier. Le maître-autel, provenant de l’abbaye de Selincourt (XVIIIe siècle), et un tableau inspiré de La Transfiguration de Raphaël (don en 1819) enrichissent l’intérieur.

Après la Seconde Guerre mondiale, Gérard Ansart conçut de nouvelles verrières remplaçant celles détruites en 1940. Elles illustrent la vie, le martyre et la découverte des reliques des trois saints. Ces éléments artistiques et historiques font de l’église un lieu de mémoire et de dévotion majeur en Picardie.

Liens externes