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Église Saint-André de Clion en Charente

Charente

Église Saint-André de Clion


    Clion

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1529
Inhumation de Robert de La Rochandry
1543
Construction de la façade Renaissance
1793
Menace de destruction révolutionnaire
1909
Classement Monument historique
2000
Inscription à l’inventaire supplémentaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Classé MH

Personnages clés

Robert de La Rochandry - Seigneur local Inhumé dans l’église en 1529.
Marguerite Geneviève Pelletreau - Veuve du notaire Landreau Sauva l’église en 1793.
Blanche d’Aubeterre - Veuve du seigneur de Clion Finança la façade en 1543.

Origine et histoire

L'église Saint-André de Clion, située dans le département de la Charente-Maritime en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice catholique dont les origines remontent au moins au XIIe siècle. Elle présente un plan irrégulier composé de deux nefs inégales, dont une chapelle Notre-Dame ajoutée ultérieurement. Son clocher quadrangulaire, orné de fenêtres à colonnettes, date de cette période médiévale et témoigne de son importance historique.

L’église servit de sépulture aux seigneurs locaux, notamment Robert de La Rochandry, inhumé devant l’autel en 1529. En 1793, lors de la Révolution française, elle fut menacée de destruction par des révolutionnaires. Marguerite Geneviève Pelletreau, veuve du notaire Jean-Jacques Landreau, intervint malgré son infirmité pour sauver l’édifice, empêchant ainsi sa démolition.

La façade Renaissance, érigée en 1543 grâce à un don de Blanche d’Aubeterre, remplace l’originale et arbore des statuettes mutilées représentant saint Pierre, saint André et les évangélistes. Une inscription du XIIe siècle, A LAVACOLLA, évoque un lieu emblématique du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, soulignant les liens historiques entre l’église et les routes jacquaires.

Classée Monument historique en 1909 pour son clocher et son abside, l’église fut partiellement inscrite en 2000. Son architecture mêle des éléments médiévaux (voûtes, abside circulaire) et des ajouts des XVe et XVIe siècles, comme la nef latérale communiquant avec la nef principale par des arcades ogivales.

Liens externes