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Église Saint-Gilles de Fréchencourt dans la Somme

Somme

Église Saint-Gilles de Fréchencourt

    5 Rue Haute
    80260 Fréchencourt

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
fin XVIe siècle
Construction de l’ancienne église
1792
Saccage révolutionnaire
1839
Inondation de l’Hallue
1863
Achèvement de l’église actuelle
11 octobre 1863
Installation du chemin de croix
5 août 1866
Bénédiction de la cloche Marie-Louise Amélie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Victor Delefortrie - Architecte Dirigea la construction en 1863.
Curé Candelier - Desservant de la paroisse Célébra la messe après 1792.
Impératrice Eugénie - Bienfaitrice Offrit le chemin de croix.

Origine et histoire

L’église Saint-Gilles de Fréchencourt trouve ses origines à la fin du XVIe siècle, avec une première église en pierre blanche et grès, couverte de tuiles. Mesurant 17 mètres de long pour 7 de large, elle abritait des boiseries en chêne, un retable et une sculpture en ronde-bosse représentant la Passion du Christ, composée de statuettes dorées. En 1792, l’édifice fut saccagé : mobilier détruit, statuettes dispersées, et deux cloches enlevées. Le curé Candelier, ayant prêté serment à la Constitution, célébrait alors la messe dans la chapelle Saint-Éloi du cimetière.

En 1839, une inondation de l’Hallue endommagea gravement l’ancienne église, rendant sa réparation trop coûteuse. La décision fut prise de construire un nouvel édifice, dédié à saint Gilles, dans un style néo-gothique. Dirigés par l’architecte Victor Delefortrie, les travaux s’achevèrent en 1863. L’église actuelle, en forme de croix latine, fut entièrement bâtie en briques sur des fondations de moellons, avec une voûte en mortier de chaux et sable, culminant à 17 mètres.

L’église se distingue par sa flèche de 30 mètres, sa rosace de 1,50 mètre de diamètre, et un chemin de croix en néo-plastique-bois offert par l’impératrice Eugénie en 1863. Une cloche de 600 kg, nommée Marie-Louise Amélie, y fut installée en 1866. Le pavage, en pierre de Mortemer, et les marches du sanctuaire, en pierre de Chaussoy-Epagny, complètent son architecture remarquable. Le clocher, intégré à la façade ouest, domine un porche ouvrant sur une tribune en surplomb de la nef.

L’ancienne église, aujourd’hui disparue, occupait l’emplacement de l’actuelle école communale. Ses vestiges, comme les boiseries ou les statuettes de la Passion, ont été perdus lors des destructions révolutionnaires. Seuls les archives et les descriptions historiques témoignent de son aspect d’origine, contrastant avec le style sobre et élancé de l’édifice actuel, symbole de la reconstruction religieuse du XIXe siècle en Picardie.

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