Cimetière mérovingien Ve-VIIIe siècles (≈ 850)
Sépultures en trois strates concentriques
XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman lié aux comtes de Blois
XIIIe siècle
Première mention écrite
Première mention écrite XIIIe siècle (≈ 1350)
Citée par le chapitre de Chartres
XIXe siècle
Pendule Le Pèlerin
Pendule Le Pèlerin XIXe siècle (≈ 1865)
Fabriquée et conservée dans l'église
1912
Études historiques
Études historiques 1912 (≈ 1912)
Travaux d'Alain Le Hir sur le protestantisme
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jean Favier - Médiévaliste
Qualifie le XIIe siècle de « temps des principautés »
Alain Le Hir - Historien
Documente l'église en 1912 via le protestantisme
Origine et histoire
L'église Saint-Jacques d'Allonnes, édifiée au XIIe siècle, illustre l'architecture romane de la Beauce médiévale, période qualifiée de « temps des principautés » par l'historien Jean Favier. Elle était liée à la famille de Blois, comtes de Dreux et de Chartres, et s'inscrit dans un village aux origines anciennes, comme en attestent les traces archéologiques mérovingiennes (Ve-VIIIe siècles). Le cimetière adjacent, étudié par l'INRAP, révèle trois strates de sépultures : sarcophages en pierre calcaire, en plâtre, puis en bois, organisées en cercles concentriques.
L'église abrite une pendule du XIXe siècle, fabriquée par Le Pèlerin, récemment restaurée et exposée en mairie. Son histoire documentée débute en 1912 grâce aux travaux d'Alain Le Hir sur le protestantisme, bien qu'elle soit mentionnée dès le XIIIe siècle par le chapitre de Chartres. Le village et son église, étudiés par l'université de Cambridge, furent aussi associés à des légendes obscures, valant à Allonnes le surnom d'« Allonnes la maudite » dans les chroniques.
Le monument incarne ainsi à la fois un patrimoine religieux roman, un site archéologique mérovingien, et un objet d'études sur la société féodale beauceronne. Son cimetière, parmi les plus anciens de la région, offre un témoignage rare des pratiques funéraires entre le Ve et le VIIIe siècle, tandis que l'édifice lui-même reflète les dynamiques politiques des principautés médiévales.
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