Origine romane XIe siècle (≈ 1150)
Construction initiale de l'église.
XIIe siècle
Portail et corniche
Portail et corniche XIIe siècle (≈ 1250)
Éléments romans encore visibles aujourd’hui.
1400-1499
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique 1400-1499 (≈ 1450)
Nef et abside refaites avant 1543.
1543
Voûtement gothique
Voûtement gothique 1543 (≈ 1543)
Achèvement des voûtes de la nef.
1550-1600
Guerres de Religion
Guerres de Religion 1550-1600 (≈ 1575)
Ajout de meurtrières pour la défense.
1637
Fonts baptismaux
Fonts baptismaux 1637 (≈ 1637)
Création des fonts monolithes sculptés.
1759
Tremblement de terre
Tremblement de terre 1759 (≈ 1759)
Dégâts entraînant contreforts et rehaussement.
1791
Foudre sur le clocher
Foudre sur le clocher 1791 (≈ 1791)
Destruction partielle du clocher.
1885-1886
Restauration majeure
Restauration majeure 1885-1886 (≈ 1886)
Portail refait, vitraux installés par Henri Feur.
30 novembre 1908
Classement des fonts
Classement des fonts 30 novembre 1908 (≈ 1908)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Henri Feur - Maître verrier
Auteur des vitraux installés en 1886.
José de Ribera - Peintre baroque
Auteur original de *L’Adoration des bergers* (1650).
Louis XVIII - Roi de France
Offrit une copie du tableau de Ribera.
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Carignan-de-Bordeaux, située dans le département de la Gironde en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIe siècle. D’architecture initialement romane, elle conserve de cette période son portail et une corniche de façade datant du XIIe siècle. Les éléments les plus anciens, comme les modillons sculptés inspirés de l’abbaye de La Sauve-Majeure, témoignent de son héritage médiéval, marqué par des représentations moralisatrices contre la luxure.
Au XVe siècle, la nef, les chapelles latérales et l’abside polygonale furent reconstruites dans un style gothique, avant d’être voûtées en 1543. Le XVIe siècle vit aussi l’ajout de meurtrières, liées aux guerres de Religion, ainsi qu’une restauration majeure. Un tremblement de terre en 1759 endommagea l’édifice, entraînant le rehaussement du sol, l’ajout de contreforts et la construction d’un clocher — partiellement détruit par la foudre en 1791. Les restaurations se poursuivirent aux XIXe siècle (1885-1886), avec notamment la refonte du portail et l’installation de vitraux signés Henri Feur.
L’intérieur abrite des éléments remarquables, comme les fonts baptismaux monolithes de 1637, classés en 1908, ornés de sculptures symboliques (Jésus portant un agneau, alpha et oméga). Un tableau, L’Adoration des bergers (copie d’une œuvre de José de Ribera offerte par Louis XVIII), ainsi que les vitraux de 1886, complètent ce patrimoine. L’église, inscrite à l’Inventaire général du patrimoine culturel, illustre ainsi près d’un millénaire d’histoire religieuse et architecturale locale.
La façade occidentale, partiellement romane, conserve des modillons du XIIe siècle évoquant l’influence de La Sauve-Majeure. Ces sculptures, aux figures expressives, servaient à édifier les fidèles par des mises en garde morales. Les culots gothiques du portail, datés du XIXe siècle mais intégrant des éléments médiévaux, soulignent la superposition des époques dans cet édifice emblématique du bourg.
Les restaurations successives, notamment après les dégâts du XVIIIe siècle, ont permis de préserver une structure hybride, où se côtoient roman primitif, gothique flamboyant et ajouts modernes. L’église reste un témoin des bouleversements historiques (guerres, séismes) et des évolutions artistiques qui ont marqué la Gironde, tout en conservant sa fonction cultuelle et communautaire.
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