Fondation du prieuré Avant 1032 (≈ 1032)
Création par Archambault pour l’abbaye de Noyers
XIIe siècle
Construction du chœur carré
Construction du chœur carré XIIe siècle (≈ 1250)
Portes murées et décor réticulé
XIIIe siècle
Ajout du clocher-porche
Ajout du clocher-porche XIIIe siècle (≈ 1350)
Ogives remplacées par un réservoir ultérieur
XVe siècle
Agrandissement du chœur
Agrandissement du chœur XVe siècle (≈ 1550)
Financement attribué à Louis XI
1849
Vente et construction néo-gothique
Vente et construction néo-gothique 1849 (≈ 1849)
Remplacement par une nouvelle église
1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1948 (≈ 1948)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (ancienne) , située dans le parc du château de Chabral (cad. D 41) : inscription par arrêté du 22 mai 1948
Personnages clés
Archambault - Fondateur du prieuré
Créa le bourg avant 1032
Louis XI - Souverain mécène
Aura financé l’agrandissement (XVe s.)
Comte de Chabrol - Acquéreur au XIXe siècle
Acheta l’église pour son domaine
Origine et histoire
L’église Saint-Patrice de Saint-Patrice, située à Coteaux-sur-Loire en Centre-Val de Loire, est un édifice religieux aux origines médiévales. Fondée avant 1032 par Archambault comme église d’un prieuré dépendant de l’abbaye de Noyers, elle a structuré le bourg primitif. Sa nef rectangulaire du XIe siècle, en petit appareil irrégulier, et son chœur carré du XIIe siècle, orné d’une porte murée à décor réticulé, témoignent de ses premières phases de construction. Quatre fenêtres ébrasées, aux clavaux portant des faux joints, éclairent cet espace non voûté.
Au XIIIe siècle, un clocher-porche fut ajouté à l’ouest, tandis qu’au XVe siècle, le chœur fut agrandi, possiblement grâce au financement de Louis XI. Des traces de peintures murales (dont un Saint-Georges terrassant le dragon) furent découvertes en 1968, mais les enduits, jugés trop dégradés, furent retirés. Au XIXe siècle, l’église, vendue par la municipalité au comte de Chabrol, servit à financer une nouvelle église néo-gothique (1849) au centre du bourg. Un château et une chapelle (de l’Épine miraculeuse) furent alors édifiés à proximité, sur l’emplacement de l’ancien prieuré.
Classée Monument Historique en 1948, l’ancienne église se dresse aujourd’hui dans le parc du château de Chabrol. Son histoire reflète les transformations religieuses et architecturales de la région, depuis son rôle de lieu de culte jusqu’à sa reconversion en bergerie, puis en élément patrimonial préservé. Les modifications successives — porte murée, baies à faux joints, ou réservoir d’eau dans le clocher — illustrent son adaptation aux besoins locaux à travers les siècles.