Fondation du prieuré 876 (≈ 876)
Don du comte Eccard II à Saint-Benoît-sur-Loire.
1020-1030
Construction de l'église romane
Construction de l'église romane 1020-1030 (≈ 1025)
Remplacement du premier édifice bénédictin.
XIIe siècle
Agrandissement et avant-nef
Agrandissement et avant-nef XIIe siècle (≈ 1250)
Ajout d’une tour-beffroi et dernière travée.
1776
Suppression du prieuré
Suppression du prieuré 1776 (≈ 1776)
Brevet royal mettant fin à la communauté.
1862
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1862 (≈ 1862)
Première liste des MH en France.
1946
Installation du vitrail
Installation du vitrail 1946 (≈ 1946)
Hommage à saint Benoît par le curé Laborier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
Eccard II - Comte de Mâcon, Chalon et Autun
Fonda le prieuré en 876 par testament.
Père Laborier - Curé de Perrecy (1941-1949)
Commanda le vitrail de saint Benoît en 1946.
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Benoît de Perrecy-les-Forges, fondée au IXe siècle par le comte Eccard II (seigneur de Perrecy, Mâcon, Chalon et Autun), dépendait initialement de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire. Ce comte, sans héritier, offrit le site en 876 pour créer un monastère de repli face aux invasions vikings, légitimant ainsi sa possession contestée par l'archevêché de Bourges. Les bénédictins y bâtirent un premier édifice, remplacé entre 1020 et 1030 par l'église actuelle, dont subsistent la nef sud, la croisée du transept, et le chœur.
L'édifice, typique de l'architecture romane, fut partiellement remanié au XIIe siècle (avant-nef et dernière travée). Sa tour-lanterne (18 m de haut), montée sur trompes, est un chef-d'œuvre de conservation. Au XIe siècle, des modifications inclurent le voûtement du croisillon nord et l'ajout de contreforts. Au XVe siècle, le chœur fut reconstruit en style gothique, avec des baies en lancette, tandis que le cloître roman fut remplacé par un cloître voûté d'ogives, dont seuls les culs-de-lampe persistent.
Classée monument historique dès 1862, l'église conserve des éléments rares comme des chapiteaux des baies géminées de la croisée et des impostes moulurées. Le vitrail de 1946, dédié à saint Benoît, fut commandé par le curé Laborier (1941-1949). Aujourd’hui, l'édifice reste un lieu de culte catholique actif, rattaché à la paroisse de Montceau-les-Mines, témoignant de dix siècles d’histoire religieuse et architecturale.
Le prieuré, supprimé par brevet royal en 1776, illustre les liens entre pouvoir comtal et réseau monastique au Moyen Âge. La maçonnerie en petit moellon carré, caractéristique du XIe siècle, et l’absence de décoration sculptée (prévue pour des peintures) soulignent son austérité primitive. Les réparations successives reflètent son adaptation aux besoins liturgiques et défensifs, comme l’avant-nef fortifiée du XIIe siècle, surmontée d’un beffroi.
L’église incarne aussi les tensions médiévales entre seigneurs laïcs et Église : le don d’Eccard II visait à apaiser un conflit avec l’archevêché de Bourges, tout en assurant une protection spirituelle et matérielle à la région. Son plan initial, presque intact, en fait un témoignage unique de l’art roman bourguignon, entre influence clunisienne et innovations locales.
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