Rattachement à l’abbaye d’Aulps fin XIVe siècle (≈ 1495)
Transfert des droits paroissiaux depuis les Allinges.
1852
Indépendance paroissiale
Indépendance paroissiale 1852 (≈ 1852)
Séparation d’avec Le Biot sous l’impulsion du curé Cathand.
1872
Construction de l’orgue
Construction de l’orgue 1872 (≈ 1872)
Œuvre de Joseph Merklin, acquis par souscription.
1941
Incendie destructeur
Incendie destructeur 1941 (≈ 1941)
Édifice et orgue endommagés, puis réparés.
1985
Classement de l’orgue
Classement de l’orgue 1985 (≈ 1985)
Protection au titre des Monuments Historiques.
1991
Restauration du clocher
Restauration du clocher 1991 (≈ 1991)
Reconstruction à l’identique après l’incendie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Classé MH
Personnages clés
Nicolas Cathand - Premier curé de La Baume
Initiateur de l’indépendance paroissiale en 1852.
Joseph Merklin - Facteur d’orgues
Constructeur de l’orgue en 1872.
Origine et histoire
L’église de l’Immaculée-Conception de La Baume, située en Haute-Savoie, est un édifice catholique marqué par une histoire mouvementée. Durant le Moyen Âge, la paroisse dépendait de la seigneurie des Allinges, avant de passer sous l’autorité de l’abbaye d’Aulps à la fin du XIVe siècle. La Baume s’émancipe du Biot en 1852, grâce à l’action déterminante du révérend Nicolas Cathand, premier curé, dont une plaque commémorative orne aujourd’hui l’entrée.
L’église actuelle, de style néo-classique, remplace un édifice détruit par un incendie en 1941. Sa structure rectangulaire, jugée sobre, fut enrichie en 1991 par la reconstruction à l’identique du clocher à bulbe, redonnant à l’édifice sa splendeur d’origine. Le mobilier inclut une Vierge à l’Enfant et un orgue de tribune, acquis en 1872 par souscription paroissiale sous l’impulsion du curé Cathand. Cet orgue, classé Monument Historique en 1985, est un témoignage rare du patrimoine instrumental savoyard.
L’incendie de 1941 marqua un tournant : l’orgue, construit par Joseph Merklin en 1872, fut réparé par Michel Merklin & Kuhn la même année. Bien que sa soufflerie soit aujourd’hui électrique, le système manuel reste fonctionnel. Avec ses sept jeux aux sonorités charmantes, il bénéficie d’une acoustique exceptionnelle. Les dernières interventions connues datent de 2009 (accord) et 2014 (visite patrimoniale), soulignant son entretien régulier.
Le clocher, symbole de l’identité locale, fut méticuleusement restauré en 1991 pour retrouver son aspect originel. L’église, au-delà de sa fonction religieuse, illustre l’attachement des Baumoises et Baumoises à leur patrimoine, comme en témoigne la journée du patrimoine de 2014. Son histoire reflète aussi les dynamiques paroissiales du XIXe siècle, où les souscriptions populaires permettaient l’acquisition d’objets liturgiques prestigieux.