Abandon de l'église Saint-Hilaire XIIIe siècle (1ère moitié) (≈ 1350)
Construction d'une nouvelle église dans le village.
Années 1875
Sauvegarde des tombeaux anciens
Sauvegarde des tombeaux anciens Années 1875 (≈ 1875)
Transfert dans la chapelle par Frignet et Pognon.
1905 et 1907
Classement des éléments intérieurs
Classement des éléments intérieurs 1905 et 1907 (≈ 1907)
Dalles, tombeaux et bénitiers de la chapelle.
1909
Classement des éléments extérieurs
Classement des éléments extérieurs 1909 (≈ 1909)
Statues, bas-reliefs et inscriptions du cimetière.
13 août 1931
Classement global du cimetière
Classement global du cimetière 13 août 1931 (≈ 1931)
Mur, chapelle, ossuaire et toutes les sculptures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cimetière avec mur de clôture, chapelle, ossuaire, petite maison du gardien, tombes, bénitiers, morceaux ou débris de sculptures : classement par arrêté du 13 août 1931
Personnages clés
Curé Frignet - Religieux et protecteur du patrimoine
Organisa le transfert des tombeaux en 1875.
Commandant Pognon - Maire de Marville
Collabora à la sauvegarde des monuments.
Origine et histoire
Le cimetière Saint-Hilaire de Marville entoure l'ancienne église paroissiale du même nom, abandonnée au XIIIe siècle au profit d'une nouvelle église construite dans le village. Ce lieu de culte primitif, trop éloigné, a laissé place à un cimetière remarquable, conservant un ossuaire, des édicules funéraires et des tombeaux datant du XVe au XXe siècle. Ces éléments en font un haut lieu de l'art funéraire en Lorraine, marqué par des interventions de protection dès la fin du XIXe siècle.
Dans les années 1875, les tombeaux les plus anciens et fragiles furent déplacés à l'intérieur de la chapelle par le curé Frignet et le maire Pognon, sur recommandation d'un inspecteur des Monuments Historiques. Les premières protections officielles interviennent en 1905 et 1907, avec le classement des dalles funéraires, bénitiers et tombeaux conservés dans la chapelle. En 1909, ce sont les éléments extérieurs (statues, bas-reliefs, inscriptions) qui sont classés, suivis en 1931 par l'ensemble du cimetière, incluant son mur de clôture, l'ossuaire, la maison du gardien et tous les vestiges sculptés.
L'évolution du site reflète les pratiques funéraires lorraines, depuis les sépultures médiévales jusqu'aux déplacements modernes de tombeaux pour leur préservation. En 1974, une enquête signale que plusieurs monuments encore in situ ont depuis été transférés dans la chapelle, illustrant une gestion patrimoniale active. Le cimetière, propriété communale, reste un témoignage unique des traditions religieuses et artistiques locales, protégé pour sa valeur historique et esthétique.