Décret de Louis XVI 1785 (≈ 1785)
Ordre d'éloigner les cimetières des centres-villes.
1822
Construction du cimetière
Construction du cimetière 1822 (≈ 1822)
Bâti par René Attiret avec deux chapelles.
3 août 2004
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 3 août 2004 (≈ 2004)
Protection du cimetière et de la fontaine-lavoir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
René Attiret - Architecte
Concepteur du cimetière en 1822.
Louis XVI - Roi de France
A ordonné le déplacement des cimetières (1785).
Origine et histoire du Cimetière circulaire
Le cimetière de Pennesières est un monument historique situé dans la commune de Pennesières, en Haute-Saône. Construit en 1822 par l'architecte René Attiret, il se distingue par sa forme circulaire, une particularité rare en France. Ce cimetière a été édifié un peu à l'écart du village, conformément aux recommandations de l'époque visant à éloigner les lieux de sépulture des centres urbains. Il intègre un porche sud flanqué de deux chapelles rectangulaires, illustrant une architecture funéraire renouvelée.
Ce cimetière s'inscrit dans un contexte historique marqué par une réforme des pratiques funéraires. En 1785, Louis XVI avait ordonné le déplacement des cimetières hors des villes pour des raisons sanitaires et urbaines. René Attiret, s'inspirant des théories architecturales de ses prédécesseurs, a conçu ce cimetière en utilisant des matériaux locaux, offrant une interprétation simplifiée mais innovante des principes d'architecture funéraire de l'époque. Le site, incluant une fontaine-lavoir, a été inscrit aux monuments historiques le 3 août 2004.
Le cimetière circulaire de Pennesières témoigne ainsi d'une transition architecturale et sociale au début du XIXe siècle. Il reflète les préoccupations hygiénistes et urbaines de l'époque, tout en offrant un exemple remarquable de patrimoine funéraire. Sa construction simultanée avec deux fontaines souligne également son intégration dans un projet plus large d'aménagement communal, typique des initiatives locales de cette période.