Cimetière de Charonne - Paris 20ème à Paris 20éme dans Paris 20ème
Patrimoine classéCimetière
Cimetière de Charonne - Paris 20ème
Boulevard de Charonne
75020 Paris 20e Arrondissement
Crédit photo : Pol sur Wikipédia français - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1791
Cimetière communal
Cimetière communal 1791 (≈ 1791)
Le cimetière devient communal après la Révolution française.
1845
Premier agrandissement
Premier agrandissement 1845 (≈ 1845)
Agrandissement du cimetière pour accueillir plus de tombes.
1859
Second agrandissement
Second agrandissement 1859 (≈ 1859)
Nouvel agrandissement du cimetière, dépassant les 650 tombes.
1860
Annexion à Paris
Annexion à Paris 1860 (≈ 1860)
Le cimetière est annexé à la ville de Paris.
1864
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1864 (≈ 1864)
Le cimetière est inscrit au titre des monuments historiques.
1897
Découverte des Fédérés
Découverte des Fédérés 1897 (≈ 1897)
Découverte et réinhumation des Fédérés fusillés en 1871.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cimetière : inscription par arrêté du 18 septembre 1964 ; Tombe de Bègue dit Magloire : classement par arrêté du 17 février 1965
Personnages clés
François Bègue
Connu sous le nom de père Magloire, sa tombe est classée monument historique.
Origine et histoire du Cimetière
Le cimetière Saint‑Germain‑de‑Charonne est un petit cimetière parisien situé dans le 20e arrondissement ; il est le deuxième plus petit après celui du Calvaire. Avec le cimetière du Calvaire, il fait partie des deux derniers cimetières parisiens qui jouxtent une église paroissiale. Il s'étend sur 41 ares et abrite environ 650 tombes. Le chemin du Parc‑de‑Charonne et les rues Stendhal et de Bagnolet longent son enceinte.
Autour de l'église Saint‑Germain‑de‑Charonne, le cimetière paroissial est probablement aussi ancien que l'édifice religieux lui‑même. Il devient cimetière communal en 1791, puis est agrandi en 1845 et en 1859, période pendant laquelle il dépasse les 650 tombes ; il est annexé à Paris en 1860. Ce petit cimetière a échappé aux dispositions du décret du 12 juin 1804 qui interdit les inhumations dans l'enceinte des villes et bourgs.
En 1897, la démolition de l'annexe située de l'autre côté du chemin du Parc‑de‑Charonne, rendue nécessaire par le creusement du réservoir de Charonne, met au jour près de 800 squelettes encore vêtus d'uniformes militaires ; l'examen des boutons permet de reconnaître des Fédérés sommairement fusillés en mai 1871 et enterrés à la hâte dans des fosses communes. Ces dépouilles sont réinhumées la même année le long du mur méridional, sans épitaphe, et une plaque commémore les faits.
Le cimetière est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 18 septembre 1964 ; la tombe de François Bègue, dit le père Magloire (1750‑1837), est classée par arrêté du 17 février 1965. Le lieu est également réputé pour la présence de nombreux chats et abrite les dernières demeures de plusieurs personnalités ayant sympathisé avec l'extrême droite, dont Robert Brasillach, Maurice Bardèche et Paul Marion.