Frise chronologique
1791
Devenu cimetière communal
Devenu cimetière communal
1791 (≈ 1791)
Transformation en cimetière communal après la Révolution.
1845 et 1859
Agrandissements successifs
Agrandissements successifs
1845 et 1859 (≈ 1859)
Extension du cimetière avant son annexion à Paris.
1860
Annexion à Paris
Annexion à Paris
1860 (≈ 1860)
Charonne intégré à la capitale, cimetière municipalisé.
mai 1871
Enterrement des Fédérés
Enterrement des Fédérés
mai 1871 (≈ 1871)
Fosses communes de Communards fusillés découvertes en 1897.
1897
Réinhumation des Fédérés
Réinhumation des Fédérés
1897 (≈ 1897)
Découverte et transfert des dépouilles sans épitaphe.
18 septembre 1964
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
18 septembre 1964 (≈ 1964)
Protection officielle du cimetière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cimetière : inscription par arrêté du 18 septembre 1964 ; Tombe de Bègue dit Magloire : classement par arrêté du 17 février 1965
Personnages clés
| François Bègue (dit le père Magloire) - Personnalité locale (1750–1837) |
Tombe classée en 1965. |
| Robert Brasillach - Écrivain collaborationniste (1909–1945) |
Inhumé dans ce cimetière. |
| Maurice Bardèche - Négationniste, beau-frère de Brasillach (1897–1989) |
Tombe présente dans l'enceinte. |
Origine et histoire
Le cimetière de Charonne, situé dans le 20e arrondissement de Paris, est l’un des deux plus petits cimetières parisiens, avec environ 650 tombes réparties sur 41 ares. Il jouxte l’église Saint-Germain-de-Charonne, dont il était à l’origine le cimetière paroissial avant de devenir communal en 1791. Malgré le décret de 1804 interdisant les inhumations en ville, il fut préservé et agrandi en 1845 puis 1859, avant d’être intégré à Paris lors de l’annexion de Charonne en 1860.
En 1897, des travaux liés au réservoir de Charonne révélèrent près de 800 squelettes de Fédérés fusillés en 1871, enterrés dans des fosses communes. Ces dépouilles furent réinhumées sans épitaphe, mais une plaque commémore aujourd’hui ces événements. Le cimetière, inscrit aux monuments historiques en 1964, abrite aussi la tombe classée de François Bègue, dit le père Magloire (1750–1837), ainsi que celles de figures controversées comme Robert Brasillach ou Maurice Bardèche.
Caractérisé par son ambiance paisible et sa population féline, le cimetière de Charonne reste un lieu chargé d’histoire, à la fois témoin des révoltes parisiennes et refuge pour des personnalités aux parcours contrastés. Son administration est désormais liée à celle du Père-Lachaise, autre cimetière emblématique de la capitale.