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Cimetière de Clamart à Compiègne dans l'Oise

Cimetière de Clamart

  • 18 Rue de Clamart
  • 60200 Compiègne
Cimetière de Clamart
Cimetière de Clamart
Cimetière de Clamart
Cimetière de Clamart
Cimetière de Clamart
Cimetière de Clamart
Cimetière de Clamart
Cimetière de Clamart
Cimetière de Clamart
Cimetière de Clamart
Cimetière de Clamart
Cimetière de Clamart
Crédit photo : P.poschadel - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
18 Rue de Clamart 60200 Compiègne

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1672
Création du cimetière
1780
Extension aux autres hôpitaux
1783
Réduction et agrandissement
1793
Fermeture définitive
1833
Construction de l'amphithéâtre d'anatomie
1947
Inscription de la porte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte sur rue : inscription par arrêté du 18 mars 1947

Personnages clés

Louis Sébastien Mercier - Écrivain A décrit le cimetière en 1782.
Nicolas Gilbert - Poète Inhumé dans ce cimetière (1750-1780).
Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau - Révolutionnaire et homme politique Inhumé dans ce cimetière (1749-1791).

Origine et histoire

Le cimetière de Clamart, créé en 1672 dans le faubourg Saint-Marcel à Paris, était destiné à remplacer le cimetière de la Trinité, fermé. Il était bordé par les rues des Fossés-Saint-Marcel et du Fer-à-Moulin, et mesurait environ 140 mètres de long. Ce cimetière des pauvres, sans monuments ni tombeaux, accueillait environ 265 corps par an, enterrés dans des fosses communes. Il était géré par l'Hôtel-Dieu de Paris et d'autres hôpitaux après 1780, suite à la fermeture du cimetière des Innocents.

En 1783, l'élargissement de la rue du Fer-à-Moulin réduisit le cimetière, mais il fut agrandi d'une surface équivalente près de l'hôtel Scipion. Le cimetière de Clamart avait une réputation sinistre : les corps, souvent transportés sans bière dans des chariots, étaient jetés dans des fosses communes avec de la chaux vive. Il était aussi connu pour être un lieu où les jeunes chirurgiens venaient déterrer des cadavres pour des dissections. Louis Sébastien Mercier en a fait une description vivante dans son Tableau de Paris en 1782.

Le cimetière fut définitivement fermé en 1793 après le transfert des dépouilles aux Catacombes de Paris. Il fut remplacé par le cimetière Sainte-Catherine, et une partie de son emplacement est aujourd’hui occupée par l’amphithéâtre d’anatomie des hôpitaux de Paris, construit en 1833. Parmi les personnalités inhumées figurent des victimes des massacres de Septembre, le poète Nicolas Gilbert et le révolutionnaire Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau.

Le nom Clamart provient de la proximité de l’hôtel de Clamart, situé rue du Fer-à-Moulin, et des seigneurs de Clamart qui y possédaient des jardins. Une croix portant le nom de leur fief avait été érigée sur la place Poliveau, aujourd’hui place de l’Émir-Abdelkader. Le cimetière était également associé aux suppliciés, renforçant son image macabre dans la population parisienne.

À Compiègne, dans l’Oise, une porte du cimetière (inscrite aux Monuments Historiques en 1947) subsiste rue de Clamart. Ce site est distinct des cimetières de la ville de Clamart en région parisienne, souvent confondus en raison de la similitude des noms. Les sources historiques, comme les ouvrages de Jacques Hillairet, documentent son importance dans l’histoire funéraire parisienne.

Liens externes

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