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Cimetière de la 28e brigade-La ferme des Wacques et les deux monuments des 44e et 60e régiments d'infanterie, nécropole nationale. à Souain-Perthes-lès-Hurlus dans la Marne

Cimetière de la 28e brigade-La ferme des Wacques et les deux monuments des 44e et 60e régiments d'infanterie, nécropole nationale.

    10 Route D19
    51600 Souain-Perthes-lès-Hurlus
Propriété de l'État
Crédit photo : Corneliux - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
Septembre 1915
Bataille de Champagne
25 septembre 1919
Inauguration du site
1918-1919
Mission du père Doncoeur
Après 1945
Ajout des monuments
28 décembre 2017
Classement Monument Historique
2023
Inscription UNESCO
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

En totalité, le cimetière de la 28ème brigade-La ferme des Wacques et les deux monuments des 44ème et 60ème régiments d'infanterie, nécropole nationale, tel que figuré sur le plan annexé (cad. ZM2) : inscription par arrêté du 28 décembre 2017.

Personnages clés

Paul Doncoeur - Aumônier militaire et initiateur Conçut le calvaire et organisa les inhumations.
Général Baston - Soutien du projet Commandant de la 14e division d'infanterie.
Albert Henri Schürr - Soldat inhumé sur place Seule personnalité identifiée dans les sources.

Origine et histoire

La nécropole nationale de Souain, dite de la 28e brigade ou de la ferme des Wacques, est un cimetière militaire de la Première Guerre mondiale, situé à Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne, Grand Est). Ce site de 3 340 m2, aménagé en 1919, se distingue par son plan circulaire inspiré d’un cromlech, avec 179 stèles de pierre disposées en deux cercles autour d’un calvaire central. Il accueille les dépouilles de 147 soldats français tombés lors des combats de Champagne, notamment en septembre 1915.

L’initiative de ce monument revient au père Paul Doncoeur, aumônier militaire des 35e et 42e régiments d’infanterie. Entre novembre 1918 et septembre 1919, il parcourt la France avec des volontaires (dont des soldats du 35e et 4e RI) pour identifier et protéger les corps des soldats morts au combat. À Souain, il érige en 1919 le Calvaire des Wacques, soutenu par le général Baston de la 14e division d’infanterie. L’inscription sur le calvaire appelle les générations futures à se souvenir du sacrifice des combattants.

Le site est inauguré le 25 septembre 1919, quatre ans après l’offensive de Champagne. Après 1945, deux monuments supplémentaires y sont ajoutés, dédiés aux 44e et 60e régiments d’infanterie. En 2017, l’ensemble (cimetière et monuments) est classé Monument Historique par arrêté ministériel. Depuis 2023, la nécropole fait partie des 139 sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, aux côtés d’autres lieux français et belges.

Parmi les 147 soldats inhumés figure Albert Henri Schürr, seule personnalité explicitement mentionnée dans les sources. Le site, entretenu par des vétérans, des prisonniers autrichiens et des travailleurs indochinois après 1918, symbolise à la fois l’hommage aux morts et la volonté de réconciliation. Son architecture unique, mêlant symboles chrétiens (calvaire) et disposition préhistorique (cromlech), en fait un lieu mémoriel marquant du conflit.

La nécropole s’inscrit dans un paysage de mémoire collective, aux côtés d’autres cimetières militaires de la Marne. Elle illustre l’effort post-guerre pour honorer les soldats, souvent anonymes, et préserver leur souvenir à travers des aménagements pérennes. Le texte gravé sur le calvaire — « Que les jeunes générations se souviennent du sacrifice de leurs aînés »— résume sa vocation pédagogique et commémorative.

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