Frise chronologique
1802
Création du cimetière
Création du cimetière
1802 (≈ 1802)
Remplace un ancien cimetière insalubre à Passy.
1860
Annexion par Paris
Annexion par Paris
1860 (≈ 1860)
Passy intégré à Paris, réduction de la surface.
1874
Nécropole aristocratique
Nécropole aristocratique
1874 (≈ 1874)
Devant les quartiers chics de la Rive droite.
1931-1936
Entrée Art déco
Entrée Art déco
1931-1936 (≈ 1934)
Conçue par René-Félix Berger rue Schloesing.
1956
Monument aux morts
Monument aux morts
1956 (≈ 1956)
Sculpture de Paul Landowski pour la Grande Guerre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| M. Bonneau - Donateur du terrain |
Offrit le terrain initial en 1802. |
| Marie Bashkirtseff - Peintre et diariste |
Chapelle funéraire visible depuis l’avenue Paul-Doumer. |
| René-Félix Berger - Architecte |
Conçut l’entrée Art déco (1931-1936). |
| Paul Landowski - Sculpteur |
Auteur du *Monument à la gloire de l’armée française* (1956). |
Origine et histoire
Le cimetière de Passy a été établi en 1802 pour remplacer un ancien cimetière de la commune de Passy, jugé insalubre, situé à l’emplacement actuel de la rue Lekain. Le terrain, offert par M. Bonneau, se trouvait près du boulevard de Longchamp, alors en bordure du mur des Fermiers généraux. Initialement couvrant moins de 9 ares, il fut agrandi à plusieurs reprises (1826, 1833, 1846, 1854) pour atteindre 180 ares, avant d’être réduit à 174 ares en 1860 lors du percement de l’avenue de l’Empereur (aujourd’hui avenue Georges-Mandel). Cette même année, l’annexion de Passy par Paris plaça le cimetière sous la juridiction de la capitale.
À partir de 1874, le cimetière de Passy devint la « nécropole aristocratique » de Paris, attirant les élites grâce à sa proximité avec les quartiers résidentiels chics de la Rive droite, près des Champs-Élysées. Les concessions y furent alors attribuées à perpétuité ou pour cent ans. Entre 1931 et 1936, une entrée monumentale de style Art déco, conçue par René-Félix Berger, fut érigée rue du Commandant-Schloesing (ancienne rue des Réservoirs). En 1953, une pluie diluvienne provoqua l’effondrement d’un mur, remplacé en 1956 par le Monument à la gloire de l’armée française, sculpture de Paul Landowski commémorant la Première Guerre mondiale.
Aujourd’hui, le cimetière s’étend sur 1,74 hectare, bordé par l’avenue Georges-Mandel, la place du Trocadéro, l’avenue Paul-Doumer et la rue du Commandant-Schloesing. Il compte 2 500 tombes, ombragées par 290 arbres de 15 espèces, et est dominé par la chapelle funéraire de Marie Bashkirtseff. Administrativement rattaché au cimetière du Montparnasse, il ferme en cas d’intempéries. Le site a inspiré des œuvres comme Une page d’amour d’Émile Zola (1878) et servi de décor au film L’Homme fidèle de Louis Garrel (2018).