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Cimetière des Juifs portugais à Bordeaux en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine Juif Cimetière juif

Cimetière des Juifs portugais à Bordeaux

  • Cours de la Marne
  • 33000 Bordeaux
Cimetière des Juifs portugais à Bordeaux
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Cimetière des Juifs portugais à Bordeaux
Cimetière des Juifs portugais à Bordeaux
33000 Bordeaux, Cours de la Marne

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1478
Instauration de l'Inquisition espagnole
1492
Expulsion des Juifs d'Espagne
1724
Achat du terrain du cimetière
1725
Première inhumation
1788
Dernière inhumation
1911
Fermeture du cimetière
1995
Inscription aux monuments historiques
2001
Début de la rénovation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

David Gradis Array
Machaelle Lamegue Array
Ishac Pérès Array
Aristides de Sousa Mendes Array
Georges Cirot Array

Origine et histoire du Cimetière des Juifs portugais

Le cimetière des Juifs portugais situé au 105 cours de la Marne à Bordeaux est un monument historique emblématique, créé au début du XVIIIe siècle pour répondre aux besoins funéraires de la communauté juive portugaise de la ville. Acquis en 1724 par David Gradis, un influent négociant et président de la communauté juive, ce terrain était initialement un fief de Sainte-Croix. Gradis l'a acheté pour 6 300 livres avant de le léguer à la nation juive quatre ans plus tard, soulignant ainsi son engagement envers la communauté. Ce cimetière, souvent appelé « cimetière du cours Saint-Jean » par l'historien Georges Cirot, a accueilli ses premiers défunts dès 1724, marquant le début d'une période de prospérité pour les Juifs portugais à Bordeaux.

Au XVIIIe siècle, Bordeaux était un port dynamique où les Juifs portugais jouissaient d'un statut exceptionnel accordé par les rois de France. En échange d'un impôt, ils pouvaient exercer leur culte, commercer et pratiquer des métiers interdits ailleurs. Cette période a vu l'émergence de figures influentes comme David Gradis, dont la famille a marqué l'histoire économique et sociale de Bordeaux. Le cimetière du cours de la Marne a rapidement atteint sa capacité maximale, avec jusqu'à huit cents tombes, mais a dû fermer en 1911 en raison d'un manque d'espace et d'une expropriation partielle par le ministère de la guerre.

Un événement marquant de l'histoire de ce cimetière est son expropriation partielle au XIXe siècle. Le ministère de la guerre a obtenu un tiers du terrain pour agrandir ses installations, forçant la communauté juive à transférer les ossements des défunts vers le cimetière du cours de l'Yser. Les pierres tombales restantes ont été conservées, et le terrain est toujours propriété du consistoire juif. Depuis 2001, une rénovation a été entreprise par l'Association patrimoine Israélite d'Aquitaine (API), posant la question de son utilisation future. Ce cimetière, bien que fermé, reste un témoignage poignant de l'histoire des Juifs portugais à Bordeaux.

Le cimetière du cours de la Marne est également notable pour ses caractéristiques architecturales et épigraphiques. Les tombes, alignées en rangs, portent des épitaphes en espagnol, portugais et hébreu, ainsi que des symboles juifs comme l'étoile de David et le chandelier à sept branches. La plus ancienne tombe identifiée est celle d'Ishac Pérès en 1725, mais la première inhumation fut celle de Machaelle Lamegue en décembre 1724. La dernière tombe date de 1788, marquant la fin d'une ère pour ce lieu de mémoire.

Aujourd'hui, le cimetière du cours de la Marne est un site historique protégé, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1995. Il symbolise la résilience et l'intégration des Juifs portugais à Bordeaux, malgré les persécutions et les défis historiques. Son histoire est indissociable de celle de la communauté juive bordelaise, qui a su préserver son patrimoine et son identité à travers les siècles.

Liens externes

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