Frise chronologique
XIVe siècle
Origine du cimetière
Origine du cimetière
XIVe siècle (≈ 1450)
Période de création présumée du cimetière.
1485-1493
Construction de la collégiale Saint-Prix
Construction de la collégiale Saint-Prix
1485-1493 (≈ 1489)
Consacrée en 1493 par Donatus.
1562
Destruction partielle par les protestants
Destruction partielle par les protestants
1562 (≈ 1562)
Portes, statues et autel détruits.
1576
Rétrocession aux catholiques
Rétrocession aux catholiques
1576 (≈ 1576)
Devenue église paroissiale seulement.
1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1926 (≈ 1926)
Cimetière et vestiges protégés.
2015
Étude archéologique par Archeodunum
Étude archéologique par Archeodunum
2015 (≈ 2015)
Préparation à la stabilisation des ruines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le cimetière contenant les restes d'une ancienne abbaye : inscription par arrêté du 13 juillet 1926
Personnages clés
| Donatus - Vicaire de l’évêque de Valence |
Consacre la collégiale en 1493. |
| Baron de Gordes - Lieutenant général du Dauphiné |
Tente de restaurer le culte catholique en 1568. |
| Quentin Rochet - Archéologue (Archeodunum) |
A étudié les ruines en 2015. |
| Jean-Pierre Bernard - Historien local |
A documenté l’histoire protestante de Livron. |
Origine et histoire
Le cimetière de Livron-sur-Drôme est connu pour abriter les vestiges de la collégiale Saint-Prix, une ancienne église construite à la fin du XVe siècle, bien que le cimetière lui-même remonte au XIVe siècle. Ce site, classé monument historique en 1926, conserve les restes du chœur de la collégiale, avec des éléments architecturaux comme des baies en lancette et des traces de voûtes d’ogives. Les murs portent encore des fragments d’enduits peints, et l’espace du chœur est aujourd’hui occupé par des tombes des XIXe et XXe siècles.
La collégiale Saint-Prix, dédiée à l’évêque d’Auvergne du même nom, fut construite à partir de 1485 et consacrée en 1493. Elle joua un rôle central dans les tensions religieuses entre catholiques et protestants pendant les guerres de Religion. En 1562, les soldats protestants détruisirent ses portes, ses statues et son autel. Malgré des tentatives de restauration, comme celle menée en 1568 par le baron de Gordes, la collégiale fut progressivement abandonnée. En 1576, elle devint une simple église paroissiale avant d’être définitivement remplacée par un ancien temple protestant en 1632.
Au fil des siècles, les ruines de la collégiale furent intégrées au cimetière municipal et servirent même de carrière, accélérant leur dégradation. En 2015, une étude archéologique menée par Quentin Rochet a précédé des travaux de stabilisation par la municipalité. Aujourd’hui, les vestiges, incluant les murs du chœur et une chapelle nord, sont accessibles librement. Ils témoignent de l’histoire religieuse et architecturale de Livron-sur-Drôme, marquée par les conflits entre catholiques et protestants.
Le cimetière et les ruines de la collégiale sont la propriété de la commune. Leur inscription aux monuments historiques en 1926 a permis de préserver ce patrimoine, bien que seule une partie des structures originales subsiste. Les tombes modernes côtoient les vestiges médiévaux, créant un lieu où histoire et mémoire se mêlent. Les sources historiques, comme les travaux de Jean-Pierre Bernard ou les rapports d’Archeodunum, documentent l’importance de ce site dans l’histoire locale et régionale.