Construction de l'église fin XIe - début XIIe siècle (≈ 1225)
Édifice romano-rhénan à trois nefs.
XIVe siècle
Incendie et surélévation
Incendie et surélévation XIVe siècle (≈ 1450)
Dallage rehaussé de 60 cm.
XVe et XVIe siècles
Fortification de l'église
Fortification de l'église XVe et XVIe siècles (≈ 1650)
Ajout d’un hourd et fenêtres de tir.
1904
Classement de l'église
Classement de l'église 1904 (≈ 1904)
Sauvegarde par les Monuments historiques.
1914-1918
Utilisation comme hôpital
Utilisation comme hôpital 1914-1918 (≈ 1916)
Pendant la Première Guerre mondiale.
12 décembre 1930
Classement du cimetière
Classement du cimetière 12 décembre 1930 (≈ 1930)
Avec son mur de soutènement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cimetière entourant l'ancienne église avec son mur de soutènement : classement par arrêté du 12 décembre 1930
Personnages clés
Garin - Architecte
Lié au chœur de Verdun, influence vers 1150.
Origine et histoire
L’église de la Nativité-de-la-Vierge de Dugny-sur-Meuse, édifiée à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle, est un édifice religieux de style romano-rhénan. Elle se distingue par son plan basilical à trois nefs, séparées par des piliers carrés, et ses absides orientées à l’est. La tour carrée, fortifiée aux XVe et XVIe siècles avec un hourd et des fenêtres de tir, reflète les adaptations défensives de l’époque. Son clocher, intégré à la structure, et son rez-de-chaussée voûté d’arêtes ouvrent sur la nef et les bas-côtés.
L’église, classée monument historique en 1904, a servi d’hôpital de campagne pendant la Première Guerre mondiale. Sauvée de la destruction par les services des monuments historiques, elle a été remplacée par un second édifice au centre du village. Le cimetière qui l’entoure, avec son mur de soutènement, a été classé à son tour en 1930. L’intérieur conserve des fresques partiellement effacées et une croix de consécration, tandis que l’abside principale, voûtée en cul-de-four, a été restaurée après 1918.
Un incendie au XIVe siècle a endommagé les toitures, entraînant une surélévation de 60 cm du dallage après reconstruction. La nef, couverte d’une charpente renouvelée, communique avec une tribune du premier étage, accessible par un escalier de bois aujourd’hui disparu. Cette tribune, éclairée par une baie à trois arcades, évoque les influences architecturales de la cathédrale de Verdun, suggérant une construction vers 1150 sous l’impulsion de l’architecte Garin.
Le site illustre l’évolution d’un lieu de culte médiéval en espace mémoriel, marqué par des transformations militaires, des restaurations post-guerre et une désaffectation progressive depuis un siècle. Les éléments protégés incluent le cimetière et son mur, propriété de la commune, tandis que l’église elle-même témoigne des techniques romanes et des adaptations défensives locales.
Les dimensions intérieures (25 m de longueur, 14 m de largeur, 5 m de hauteur sous nef) et la présence d’un tabernacle logé dans l’épaisseur du mur soulignent son importance passée. Les lucarnes en trèfle et les fresques résiduelles rappellent son rôle spirituel et artistique, aujourd’hui figé dans le temps.