Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction du calvaire
Construction du calvaire
XVIIe siècle (≈ 1750)
Sculpture probable du croisillon en granite.
24 avril 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
24 avril 1925 (≈ 1925)
Inscription du calvaire à l'inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire du 17s : inscription par arrêté du 24 avril 1925
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun nom. |
Origine et histoire
Le cimetière entourant l'église de Guénin, dans le Morbihan, abrite un calvaire remarquable érigé au XVIIe siècle. Ce monument religieux, typique de l'architecture bretonne, était initialement situé dans l'ancien cimetière communal. Le croisillon du calvaire, sculpté dans le granite et la pierre de taille, date probablement de cette même période. Ses personnages, comme la Vierge à l'Enfant, saint Pierre et saint Jean, reposent sur des consoles ouvragées, surmontées d'un entablement à frise. Le soubassement, en forme d'autel galbé, et les tympans arrondis protégeant des tabernacles à ailes, témoignent d'un savoir-faire artistique local.
Le calvaire de Guénin a été inscrit au titre des monuments historiques le 24 avril 1925, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Ce classement protège un ensemble sculptural qui mêle symboles chrétiens et traditions bretonnes. Aujourd'hui, le monument appartient à la commune et reste un témoignage important de l'histoire religieuse et artistique de la région. Son emplacement, sur la place de l'Église, en fait un point central du bourg, lié à la vie communautaire depuis des siècles.
La construction en granite, matériau dominant dans le Morbihan, reflète les ressources locales et les techniques de taille de pierre maîtrisées à l'époque moderne. Les sculptures, bien que partiellement érodées par le temps, conservent des détails expressifs, comme les visages des saints ou les plis des vêtements. Ces éléments artistiques s'inscrivent dans une tradition plus large de calvaires bretons, souvent associés aux enclos paroissiaux, bien que Guénin ne présente pas cette configuration complète. Le monument incarne ainsi à la fois un héritage spirituel et un patrimoine matériel précieusement conservé.