Origine et histoire
Le cimetière des Ursulines, le plus ancien d'Amboise (Indre‑et‑Loire), se situe rue des Ursulines. Certaines sépultures, dont les tombeaux du duc de Choiseul, de Léonard Perrault et de Henri‑Michel d'Amboise, sont inscrites aux monuments historiques en 1962. Le duc de Choiseul fit édifier sa sépulture en 1785 sur un terrain appelé « clos du Bœuf » qu'il légua à la ville pour y ouvrir un cimetière ; son tombeau fut démoli pendant la Révolution puis restauré en 1802 par Léonard Perrault. Le monument se compose, au‑dessus d'une assise de pierre, d'un socle parallélépipédique en marbre portant sur chacune de ses faces des plaques en marbre noir inscrites, un entablement mouluré saillant sur les trois côtés ouest, nord et sud, et un couronnement en pierre amorti par une pomme de pin. Le tombeau de Léonard Perrault, issu d'une famille d'Amboise et protégé du duc de Choiseul, a été érigé en 1815 ; il repose sur un socle mouluré et présente un parallélépipède encadrant une inscription funéraire sur chaque face, surmonté d'un couronnement en dôme à quatre pans amorti par une pomme de pin. Henri‑Michel d'Amboise, seigneur du Clos‑Lucé, mort en 1812 et l'un des derniers représentants de sa famille, compara en 1789 à l'assemblée électorale de la noblesse de Touraine et fut élu député suppléant aux États généraux ; sa sépulture se compose d'un socle de section carrée surmonté d'un entablement et d'une haute pyramide de pierre, une plaque funéraire étant apposée sur le socle. À l'origine, des allées ont été tracées et plantées d'ifs, et les restes des défunts des anciens cimetières paroissiaux ont été rassemblés sous une grande croix de fer forgé érigée au centre du site. Une stèle surmontée d'une croix de pierre et entourée d'une grille marque la tombe commune de soldats français et allemands de la guerre franco‑prussienne de 1870. Le mémorial de l'Aurès, conçu en 1997 par l'architecte Jean‑Yves Barrier, est un espace destiné aux harkis. Le cimetière conserve plusieurs monuments architecturaux anciens de familles de notables, dont des manufacturiers, ce qui en fait encore l'un des plus beaux de la région. La partie contemporaine du cimetière est, pour sa part, occupée par des tombes choisies sur catalogue et sans intérêt artistique. Parmi les personnalités inhumées figurent Henri‑Michel d'Amboise, le duc Étienne‑François de Choiseul, la comédienne Betty Daussmond, le journaliste et écrivain François Debré et son épouse Maÿlis Ybarnegaray, le ministre Michel Debré et son épouse Anne‑Marie Lemaresquier, Abel Gody, l'entrepreneur Charles Guinot, le médaillé olympique Claude Ménard et l'écrivain Gonzague Saint‑Bris. La tombe de la famille Debré, en particulier celle de Michel Debré, attire l'attention ; la mémoire de son père, le professeur Robert Debré, et de sa mère y est évoquée bien qu'ils soient inhumés ailleurs.