Cimetière en Indre-et-Loire

Cimetière

  • 37400 Amboise
Cimetière
Cimetière
Cimetière
Cimetière
Cimetière
Cimetière
Cimetière
Cimetière
Cimetière
Cimetière
Cimetière
Cimetière
Cimetière
Crédit photo : Chevaldin Gilles - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1785
Construction du tombeau du duc de Choiseul
1802
Restauration du tombeau
1815
Érection du tombeau de Léonard Perrault
1962
Inscription aux monuments historiques
1997
Création du mémorial de l'Aurès
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tombeau de Léonard Perrault (cad. C 1338) : inscription par arrêté du 23 juin 1962 ; Tombeau du Duc de Choiseul (cad. C 1338) : inscription par arrêté du 27 juin 1962 ; Tombeau de Henri-Michel d'Amboise (cad. C 1338) : inscription par arrêté du 26 décembre 1962

Personnages clés

Duc de Choiseul Duc qui fit édifier sa sépulture en 1785 et légua le terrain à la ville.
Léonard Perrault Protégé du duc de Choiseul, il restaura le tombeau du duc en 1802 et érigé son propre tombeau en 1815.
Henri-Michel d'Amboise Seigneur du Clos-Lucé, député suppléant aux États généraux, inhumé dans le cimetière.
Jean-Yves Barrier Architecte ayant conçu le mémorial de l'Aurès en 1997.
Michel Debré Ministre français dont la tombe attire l'attention dans le cimetière.

Origine et histoire

Le cimetière des Ursulines, le plus ancien d'Amboise (Indre‑et‑Loire), se situe rue des Ursulines. Certaines sépultures, dont les tombeaux du duc de Choiseul, de Léonard Perrault et de Henri‑Michel d'Amboise, sont inscrites aux monuments historiques en 1962. Le duc de Choiseul fit édifier sa sépulture en 1785 sur un terrain appelé « clos du Bœuf » qu'il légua à la ville pour y ouvrir un cimetière ; son tombeau fut démoli pendant la Révolution puis restauré en 1802 par Léonard Perrault. Le monument se compose, au‑dessus d'une assise de pierre, d'un socle parallélépipédique en marbre portant sur chacune de ses faces des plaques en marbre noir inscrites, un entablement mouluré saillant sur les trois côtés ouest, nord et sud, et un couronnement en pierre amorti par une pomme de pin. Le tombeau de Léonard Perrault, issu d'une famille d'Amboise et protégé du duc de Choiseul, a été érigé en 1815 ; il repose sur un socle mouluré et présente un parallélépipède encadrant une inscription funéraire sur chaque face, surmonté d'un couronnement en dôme à quatre pans amorti par une pomme de pin. Henri‑Michel d'Amboise, seigneur du Clos‑Lucé, mort en 1812 et l'un des derniers représentants de sa famille, compara en 1789 à l'assemblée électorale de la noblesse de Touraine et fut élu député suppléant aux États généraux ; sa sépulture se compose d'un socle de section carrée surmonté d'un entablement et d'une haute pyramide de pierre, une plaque funéraire étant apposée sur le socle. À l'origine, des allées ont été tracées et plantées d'ifs, et les restes des défunts des anciens cimetières paroissiaux ont été rassemblés sous une grande croix de fer forgé érigée au centre du site. Une stèle surmontée d'une croix de pierre et entourée d'une grille marque la tombe commune de soldats français et allemands de la guerre franco‑prussienne de 1870. Le mémorial de l'Aurès, conçu en 1997 par l'architecte Jean‑Yves Barrier, est un espace destiné aux harkis. Le cimetière conserve plusieurs monuments architecturaux anciens de familles de notables, dont des manufacturiers, ce qui en fait encore l'un des plus beaux de la région. La partie contemporaine du cimetière est, pour sa part, occupée par des tombes choisies sur catalogue et sans intérêt artistique. Parmi les personnalités inhumées figurent Henri‑Michel d'Amboise, le duc Étienne‑François de Choiseul, la comédienne Betty Daussmond, le journaliste et écrivain François Debré et son épouse Maÿlis Ybarnegaray, le ministre Michel Debré et son épouse Anne‑Marie Lemaresquier, Abel Gody, l'entrepreneur Charles Guinot, le médaillé olympique Claude Ménard et l'écrivain Gonzague Saint‑Bris. La tombe de la famille Debré, en particulier celle de Michel Debré, attire l'attention ; la mémoire de son père, le professeur Robert Debré, et de sa mère y est évoquée bien qu'ils soient inhumés ailleurs.

Liens externes