Frise chronologique
1785
Fondation du cimetière
Fondation du cimetière
1785 (≈ 1785)
Légué par le duc de Choiseul à la ville.
1789
Révolution française
Révolution française
1789 (≈ 1789)
Destruction partielle du tombeau de Choiseul.
1802
Restauration du tombeau de Choiseul
Restauration du tombeau de Choiseul
1802 (≈ 1802)
Reconstruction par Léonard Perrault.
1815
Tombeau de Léonard Perrault
Tombeau de Léonard Perrault
1815 (≈ 1815)
Édifié après sa mort en 1812.
1962
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1962 (≈ 1962)
Trois tombes protégées par arrêté.
1997
Création du mémorial de l'Aurès
Création du mémorial de l'Aurès
1997 (≈ 1997)
Hommage aux harkis par Jean-Yves Barrier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tombeau de Léonard Perrault (cad. C 1338) : inscription par arrêté du 23 juin 1962 ; Tombeau du Duc de Choiseul (cad. C 1338) : inscription par arrêté du 27 juin 1962 ; Tombeau de Henri-Michel d'Amboise (cad. C 1338) : inscription par arrêté du 26 décembre 1962
Personnages clés
| Étienne-François de Choiseul - Duc de Choiseul, ministre et maréchal |
Fonda le cimetière en 1785. |
| Léonard Perrault - Protégé du duc de Choiseul |
Restaura son tombeau en 1802. |
| Henri-Michel d'Amboise - Dernier seigneur du Clos-Lucé |
Député suppléant en 1789, obélisque funéraire. |
| Michel Debré - Premier ministre et maire d'Amboise |
Inhumé avec sa famille. |
| Gonzague Saint-Bris - Écrivain et journaliste |
Sépulture dans le caveau familial néogothique. |
| Jean-Yves Barrier - Architecte |
Conçut le mémorial de l'Aurès (1997). |
Origine et histoire
Le cimetière des Ursulines, situé rue des Ursulines à Amboise, est le plus ancien cimetière de la ville. Fondé en 1785 sur un terrain légué par le duc de Choiseul, il remplace les anciens cimetières paroissiaux. Ses allées, bordées d’ifs, abritent des tombes de notables locaux, dont des manufacturiers, ainsi que des monuments funéraires architecturaux. Une grande croix de fer forgé marque l’emplacement des restes transférés depuis les anciens cimetières, tandis qu’une stèle commémore les soldats français et allemands morts pendant la guerre franco-prussienne de 1870.
Le cimetière est inscrit aux monuments historiques depuis 1962 pour trois de ses sépultures : le tombeau du duc de Choiseul (édifié en 1785, démoli pendant la Révolution puis restauré en 1802), celui de Léonard Perrault (1815), et l’obélisque d’Henri-Michel d’Amboise, dernier seigneur du Clos-Lucé. Ces monuments, en marbre et pierre, présentent des inscriptions funéraires et des éléments sculpturaux comme des pommes de pin ou des pyramides. Le mémorial de l’Aurès, ajouté en 1997, rend hommage aux harkis, tandis que la partie contemporaine, moins remarquable, accueille des tombes standardisées.
Parmi les personnalités inhumées figurent des figures politiques, comme Michel Debré (Premier ministre et maire d’Amboise) et sa famille, des artistes tels que l’écrivain Gonzague Saint-Bris ou la comédienne Betty Daussmond, ainsi que des notables locaux comme Charles Guinot, maire et député. Le cimetière, propriété de la commune, allie ainsi patrimoine historique, mémoire collective et diversité architecturale, reflétant l’histoire sociale et politique d’Amboise depuis la Révolution française.
La conception du cimetière, avec ses allées arborées et ses monuments funéraires élaborés, illustre l’évolution des pratiques commémoratives entre le XVIIIe et le XIXe siècle. Le choix de matériaux nobles (marbre, pierre) et de formes symboliques (obélisques, pyramides) souligne le statut social des défunts, tandis que les ajouts ultérieurs, comme le mémorial de l’Aurès, témoignent de son rôle continu dans la mémoire locale. Son inscription aux monuments historiques en 1962 a permis de préserver ces éléments patrimoniaux, tout en maintenant sa fonction première de lieu de sépulture.