Création du cimetière 1655 (≈ 1655)
Autorisation donnée par les Schauenbourg.
1715
Première stèle connue
Première stèle connue 1715 (≈ 1715)
Début des sépultures datées.
1755
Sépulture de Hirtzel Lévy
Sépulture de Hirtzel Lévy 1755 (≈ 1755)
Réhabilitation après exécution injuste.
1923
Dernière stèle datée
Dernière stèle datée 1923 (≈ 1923)
Fin des inhumations connues.
1991
Inscription partielle
Inscription partielle 1991 (≈ 1991)
Protection au titre des monuments historiques.
1995
Classement partiel
Classement partiel 1995 (≈ 1995)
Protection renforcée de la partie ancienne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cimetière, sauf partie classée (cad. 7 56) : inscription par arrêté du 19 septembre 1991. Partie ancienne, située rue du Château (cad. 7 64) : classement par arrêté du 6 novembre 1995
Personnages clés
Hirtzel Lévy - Victime d'une erreur judiciaire
Réhabilité et enterré en 1755.
Origine et histoire
Le cimetière israélite de Jungholtz, situé dans le Haut-Rhin, a été créé en 1655. Il s'agit du plus ancien cimetière juif du département, avec des stèles datant du début du XVIIIe siècle (1715) jusqu'en 1923. Une partie du cimetière est classée, une autre est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1991 et 1995. Il est ouvert au public et se trouve rue des Tuiles et rue du Château.
Le cimetière a été établi dans les fossés d'un ancien château fort, dont il ne reste aujourd'hui qu'un mur d'enceinte. Les Schauenbourg, propriétaires du château à partir de 1475, autorisèrent en 1655 les juifs à y enterrer leurs morts. Le château, vendu comme bien national en 1793, fut détruit au XIXe siècle, laissant place à des maisons.
Parmi les sépultures notables, celle de Hirtzel Lévy, rompu vif en 1754 à Colmar pour un crime dont il était innocent, est particulièrement marquante. Réhabilité par le Parlement de Metz, il fut enseveli à Jungholtz en 1755 après avoir été exposé sur la roue pendant près de neuf mois. Ce cas illustre les tensions judiciaires et sociales de l'époque.
Le cimetière conserve aujourd'hui des centaines de tombes, témoignant de l'histoire de la communauté juive locale. La partie ancienne, située rue du Château, a été classée en 1995, tandis que le reste du cimetière a été inscrit en 1991. Il est géré par une association cultuelle et reste accessible aux visiteurs.