Cimetière israélite de Belfort en Territoire de Belfort

Patrimoine classé Patrimoine Juif Cimetière juif

Cimetière israélite de Belfort

  • Faubourg de Lyon
  • 90000 Belfort
Cimetière israélite de Belfort
Cimetière israélite de Belfort
Cimetière israélite de Belfort
Crédit photo : Gratus - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1793-1822
Acquisition du terrain
1811
Ouverture du cimetière
1870
Agrandissement du cimetière
1914
Construction de l'oratoire
2009
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La division 1, suivant le plan joint à l'arrêté, et le buste de Léon Schwob (cad. BR 22) : inscription par arrêté du 19 septembre 2007

Personnages clés

Jacques Dreyfus Manufacturier lié à une filature de coton et ayant cédé une partie de ses activités à Marcel Boussac.
Pierre Dreyfus-Schmidt Maire de Belfort et député, inhumé dans le cimetière israélite.
Michel Dreyfus-Schmidt Conseiller municipal, député, sénateur et vice-président du Sénat, inhumé dans le cimetière israélite.
Léopold Lehmann Rabin ayant exercé pendant 54 ans, inhumé dans le cimetière israélite.
Édouard Samson Lévy-Grunwald Maire de Belfort de mai 1925 à mai 1932, inhumé dans le cimetière israélite.
Léon Schwob Maire de Belfort de décembre 1919 à juillet 1920, inhumé dans le cimetière israélite.
Théophile Moritz Architecte belfortain ayant dessiné l'oratoire du cimetière en 1914.
Eugène Traut Sculpteur ayant réalisé le monument aux morts après la Première Guerre mondiale.

Origine et histoire du Cimetière israélite

Le cimetière israélite de Belfort, situé 51 Faubourg de Lyon, a été ouvert en 1811.
La communauté juive de Belfort s'est constituée et organisée à partir de la Révolution et de l'époque napoléonienne.
Un terrain destiné au cimetière a été acquis entre 1793 et 1822.
Il a été agrandi après la guerre de 1870 pour atteindre, avant la Première Guerre mondiale, sa surface actuelle.
En 1914, un oratoire dessiné par l'architecte belfortain Théophile Moritz a été construit près de la route.
Après la Première Guerre mondiale, un monument aux morts dû à Eugène Traut a été érigé.
Le cimetière, de plan quadrangulaire orienté ouest-est, se distingue dans sa partie la plus ancienne, au sud-est, par un ensemble de stèles uniformes tournées vers l'est et par une iconographie particulière sculptée sur les tombes.
Cette zone regroupe également les sépultures de plusieurs notables de la ville, anciens maires et industriels.
Une partie du cimetière a été inscrite au titre des monuments historiques en 2009.
Parmi les personnalités inhumées figurent le manufacturier Jacques Dreyfus (1844-1915), lié à une filature de coton et ayant cédé une partie de ses activités à Marcel Boussac, frère aîné du capitaine Alfred Dreyfus ; Pierre Dreyfus-Schmidt (1902-1964), maire de Belfort (1935-1941 ; 1945 ; 1958-1964) et député (1945-1951 ; 1956-1958) ; et Michel Dreyfus-Schmidt (1932-2008), conseiller municipal (1964-1971 ; 1977-2008), député (1967-1968), sénateur (1980-2008) et vice-président du Sénat (1986-1998).
On y trouve aussi le rabbin Léopold Lehmann, qui a exercé pendant 54 ans, ainsi qu'Édouard Samson Lévy-Grunwald (maire de mai 1925 à mai 1932) et Léon Schwob (maire de décembre 1919 à juillet 1920).

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