Cimetière israélite, dit aussi cimetière des juifs ou cimetière juif à Saint-Rémy-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône

Cimetière israélite, dit aussi cimetière des juifs ou cimetière juif

  • 13210 Saint-Rémy-de-Provence
Cimetière israélite, dit aussi cimetière des juifs ou cimetière juif
Cimetière israélite, dit aussi cimetière des juifs ou cimetière juif
Cimetière israélite, dit aussi cimetière des juifs ou cimetière juif
Crédit photo : Malost - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1400
Premier cimetière attesté
XIVe siècle
Existence de la communauté
1500
Abandon du cimetière
1789
Réutilisation du cimetière
1821
Plus ancienne tombe lisible
1847
Construction du mur et du portail
1910
Dernière tombe
1977
Désaffectation du site
2007
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le cimetière en totalité, ainsi que le sol de la parcelle AT 55 : inscription par arrêté du 17 avril 2007

Personnages clés

Liote Millaud Personne dont la tombe la plus ancienne lisible date de 1821.
Esther Baze Personne dont la tombe la plus récente date de 1910.
Louis XII Roi de France responsable de l'expulsion des juifs de Provence en 1500.

Origine et histoire

Le cimetière israélite de Saint-Rémy-de-Provence (Bouches‑du‑Rhône), aussi appelé cimetière des juifs, se trouve avenue Antoine‑de‑la‑Salle, à environ 300 mètres au nord‑nord‑ouest du mausolée de Glanum, le long d'une route boisée menant au lac des Peiroou. De forme rectangulaire, il est entouré d'un mur de plus de deux mètres de haut, percé d'un portail monumental dont l'entablement est orné d'un cartel à l'antique portant une inscription en hébreu. Le mur et le portail ont été élevés en 1847; la municipalité a contribué pour un tiers (400 francs) à leur réalisation cette année‑là. Le fronton porte le texte biblique du Psaume 118:17 : « Je ne mourrai pas, je vivrai, et je raconterai les œuvres de l’Éternel. »

La soixantaine de tombes conservées est principalement datée du XIXe siècle. Alignées le long des murs, elles sont tantôt dressées, tantôt plates; quelques tombes monumentales se dressent au milieu des arbres. La plus ancienne tombe lisible date de 1821 (Liote Millaud); la plus récente est celle d'Esther Baze, décédée le 14 février 1910.

Une communauté juive existait déjà au XIVe siècle à Saint‑Rémy, avec une synagogue et une « rue de la Juiverie » proche du chevet de l'église paroissiale. Le cimetière est attesté dès 1400; il fut abandonné lors de l'expulsion des juifs de Provence par Louis XII en 1500. À la Révolution française (1789) la communauté se reconstitue et le cimetière redevient en usage. Le site a été officiellement désaffecté le 19 avril 1977 et inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 17 avril 2007.

Liens externes