Premier cimetière attesté 1400 (≈ 1400)
Le cimetière israélite est attesté dès cette date.
XIVe siècle
Existence de la communauté
Existence de la communauté XIVe siècle (≈ 1450)
Une communauté juive existait déjà avec une synagogue et une rue de la Juiverie.
1500
Abandon du cimetière
Abandon du cimetière 1500 (≈ 1500)
Le cimetière fut abandonné lors de l'expulsion des juifs de Provence par Louis XII.
1789
Réutilisation du cimetière
Réutilisation du cimetière 1789 (≈ 1789)
À la Révolution française, la communauté se reconstitue et le cimetière redevient en usage.
1821
Plus ancienne tombe lisible
Plus ancienne tombe lisible 1821 (≈ 1821)
La plus ancienne tombe lisible date de cette année, celle de Liote Millaud.
1847
Construction du mur et du portail
Construction du mur et du portail 1847 (≈ 1847)
Le mur et le portail ont été élevés cette année-là avec une contribution de la municipalité.
1910
Dernière tombe
Dernière tombe 1910 (≈ 1910)
La plus récente tombe est celle d'Esther Baze, décédée le 14 février.
1977
Désaffectation du site
Désaffectation du site 1977 (≈ 1977)
Le site a été officiellement désaffecté le 19 avril.
2007
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2007 (≈ 2007)
Le cimetière a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 17 avril.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le cimetière en totalité, ainsi que le sol de la parcelle AT 55 : inscription par arrêté du 17 avril 2007
Personnages clés
Liote Millaud
Personne dont la tombe la plus ancienne lisible date de 1821.
Esther Baze
Personne dont la tombe la plus récente date de 1910.
Louis XII
Roi de France responsable de l'expulsion des juifs de Provence en 1500.
Origine et histoire
Le cimetière israélite de Saint-Rémy-de-Provence (Bouches‑du‑Rhône), aussi appelé cimetière des juifs, se trouve avenue Antoine‑de‑la‑Salle, à environ 300 mètres au nord‑nord‑ouest du mausolée de Glanum, le long d'une route boisée menant au lac des Peiroou. De forme rectangulaire, il est entouré d'un mur de plus de deux mètres de haut, percé d'un portail monumental dont l'entablement est orné d'un cartel à l'antique portant une inscription en hébreu. Le mur et le portail ont été élevés en 1847; la municipalité a contribué pour un tiers (400 francs) à leur réalisation cette année‑là. Le fronton porte le texte biblique du Psaume 118:17 : « Je ne mourrai pas, je vivrai, et je raconterai les œuvres de l’Éternel. »
La soixantaine de tombes conservées est principalement datée du XIXe siècle. Alignées le long des murs, elles sont tantôt dressées, tantôt plates; quelques tombes monumentales se dressent au milieu des arbres. La plus ancienne tombe lisible date de 1821 (Liote Millaud); la plus récente est celle d'Esther Baze, décédée le 14 février 1910.
Une communauté juive existait déjà au XIVe siècle à Saint‑Rémy, avec une synagogue et une « rue de la Juiverie » proche du chevet de l'église paroissiale. Le cimetière est attesté dès 1400; il fut abandonné lors de l'expulsion des juifs de Provence par Louis XII en 1500. À la Révolution française (1789) la communauté se reconstitue et le cimetière redevient en usage. Le site a été officiellement désaffecté le 19 avril 1977 et inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 17 avril 2007.