Frise chronologique
1689
Fondation du cimetière
Fondation du cimetière
1689 (≈ 1689)
Établissement dans le quartier Saint-Étienne.
1654-1806
Période d'inhumation principale
Période d'inhumation principale
1654-1806 (≈ 1730)
Dalles sépulcrales exhumées lors des fouilles.
1814
Siège de Bayonne
Siège de Bayonne
1814 (≈ 1814)
Bataille du 14 avril dans le cimetière.
1862
Construction du dépositoire
Construction du dépositoire
1862 (≈ 1862)
Temple antique inauguré dans le cimetière.
1998
Classement monument historique
Classement monument historique
1998 (≈ 1998)
Protection du sol et du dépositoire.
2010
Début des restaurations
Début des restaurations
2010 (≈ 2010)
Fouilles et mise au jour de dalles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sol du cimetière ; façades et toitures du dépositoire (cad. AY 205) : inscription par arrêté du 15 juillet 1998
Personnages clés
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Origine et histoire
Le cimetière juif de Bayonne, situé dans le quartier Saint-Étienne au nord de la ville, a été fondé en 1689. Il témoigne de la présence d’une communauté juive portugaise installée à Bayonne dès le XVIIe siècle. Ce lieu funéraire, remanié et agrandi aux XVIIIe et XIXe siècles, couvre aujourd’hui deux hectares et conserve des pierres tombales datant de 1654 à 1806. Il fut le théâtre d’un épisode militaire lors du siège de Bayonne en 1814.
En 1862, un dépositoire en forme de temple antique y fut inauguré, ajoutant une dimension architecturale remarquable au site. Le cimetière, qui appartient à l’Association cultuelle israélite de Bayonne, a bénéficié d’une restauration à partir de 2010. Des fouilles menées par des volontaires européens ont permis de mettre au jour plusieurs centaines de dalles sépulcrales, enrichissant la connaissance de cette nécropole historique.
Classé aux monuments historiques depuis le 15 juillet 1998, le cimetière juif de Bayonne est reconnu comme le plus ancien de France. Il abrite environ 3 000 tombes, dont certaines datent des XVIIe et XVIIIe siècles. Le dépositoire de 1862, ainsi que le sol du cimetière et les façades du dépositoire, sont protégés par ce classement, soulignant son importance patrimoniale et culturelle.