Création du cimetière 1740 (≈ 1740)
Le cimetière juif de Frauenberg est créé pour desservir les communautés juives de la vallée de la Blies.
1779
Décret royal
Décret royal 1779 (≈ 1779)
Un décret royal permet à vingt-deux familles juives de s'installer à Frauenberg.
1840
Agrandissement du terrain
Agrandissement du terrain 1840 (≈ 1840)
Le cimetière est agrandi pour accueillir plus de sépultures.
1869
Nouvel agrandissement
Nouvel agrandissement 1869 (≈ 1869)
Le terrain du cimetière est à nouveau étendu pour répondre aux besoins croissants.
1899
Ouverture d'un nouveau cimetière
Ouverture d'un nouveau cimetière 1899 (≈ 1899)
Le cimetière de Sarreguemines ouvre, réduisant l'utilisation du cimetière de Frauenberg.
1903-1904
Dernier agrandissement
Dernier agrandissement 1903-1904 (≈ 1904)
Le cimetière est agrandi une dernière fois pour répondre aux besoins.
12 mars 2013
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 12 mars 2013 (≈ 2013)
Le cimetière est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le cimetière juif, en totalité, y compris les sols, les sous-sols, la clôture et les portails (cad. 03 1, 3, lieudit Schlossgarten) : inscription par arrêté du 12 mars 2013
Origine et histoire
Cimetière juif de Frauenberg (Moselle)
Situé sous les ruines du château de Frauenberg, sur une colline, le cimetière a été créé dans la première moitié du XVIIIe siècle, autour de 1740. Il desservait les communautés juives de la vallée de la Blies et recevait également les inhumations des habitants de Sarreguemines jusqu'à l'ouverture d'un cimetière juif dans cette ville en 1899. Des familles juives sont attestées à Frauenberg dès 1753, et, après le rattachement de la Lorraine à la France, un décret royal de 1779 a permis à vingt-deux familles de s’y installer. Le terrain a été agrandi à plusieurs reprises au XIXe siècle, notamment en 1840 et 1869, puis de nouveau autour de 1903-1904. Le cimetière est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 12 mars 2013.
Toutes les tombes portent des épitaphes en hébreu. Jusqu'aux années 1850-1860 les sépultures se présentaient sous forme de monolithes ; par la suite les tombes sont généralement composées de deux ou trois éléments. Les stèles du XVIIIe siècle sont de simples pierres levées en plein cintre, sans décor, tandis qu'au XIXe siècle elles deviennent plus hautes et adoptent diverses formes de frontons. Le décor s'inspire des styles en vogue, le néo-classique étant le plus fréquent après 1860, mais l'iconographie reste très limitée et la majorité des motifs relève d'une inspiration végétale. De nombreuses pierres tombales se sont enfoncées dans le sol et plusieurs menacent de tomber.