Frise chronologique
1918-1921
Création de la nécropole
Création de la nécropole
1918-1921 (≈ 1920)
Aménagement initial du cimetière militaire.
1923
Classement historique
Classement historique
1923 (≈ 1923)
Protection au titre des monuments historiques.
Années 1930
Travaux d'aménagement
Travaux d'aménagement
Années 1930 (≈ 1930)
Modifications apportées au site funéraire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cimetière militaire (cad. 13 89) : classement par arrêté du 5 janvier 1923
Personnages clés
| Général Serret - Militaire français |
Inhumé dans la nécropole de Moosch. |
| Capitaine Amic - Officier français |
Sépulture présente dans le cimetière. |
| Richard Hall - Volontaire américain |
Membre de l’*American Field Service* enterré ici. |
Origine et histoire
La nécropole nationale de Moosch est un cimetière militaire français implanté sur la commune de Moosch, dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est. Créée entre 1918 et 1921, elle a été aménagée sur un terrain en pente au lieu-dit Rain et rue du cimetière militaire. Ce site funéraire rassemble 594 corps, principalement des soldats décédés dans les hôpitaux ambulants de Moosch après avoir été blessés lors des combats du Vieil-Armand, de la vallée de la Thur ou de la Doller. L’aménagement du cimetière a également fait l’objet de travaux dans les années 1930, après sa création initiale.
Classée au titre des monuments historiques depuis 1923, la nécropole s’étend sur une superficie de 3 096 m2. Elle abrite les tombes de personnalités notables, dont celles du général Serret, du capitaine Amic et de Richard Hall, un volontaire de l’American Field Service. Ces sépultures témoignent de l’engagement international durant la Première Guerre mondiale, ainsi que des pertes humaines subies dans les combats locaux. Le cimetière incarne ainsi un lieu de mémoire dédié aux soldats tombés dans ce secteur du front ouest.
Le site s’inscrit dans un ensemble plus large de nécropoles et mémoriaux liés à la Première Guerre mondiale, illustrant l’impact durable du conflit sur les territoires alsaciens. Son classement précoce comme monument historique souligne son importance patrimoniale et commémorative, tant pour les familles des défunts que pour l’histoire militaire française. Les corps inhumés ici proviennent majoritairement des ambulances (hôpitaux de campagne) installées à Moosch, reflétant les conditions sanitaires et logistiques des zones proches du front.