Cimetière wisigothique d'Estagel dans les Pyrénées-Orientales
Patrimoine classéSites archéologiqueCimetière
Cimetière wisigothique d'Estagel
Le Village
66310 Estagel
Propriété privée ; propriété de la commune
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
700
…
1900
2000
Ve siècle
Début des inhumations
Début des inhumations Ve siècle (≈ 550)
Période des premières tombes du cimetière wisigothique.
VIe siècle
Apogée du cimetière
Apogée du cimetière VIe siècle (≈ 650)
Période principale d'utilisation du cimetière avec plus de deux cents tombes.
1936
Classement initial
Classement initial 1936 (≈ 1936)
Le cimetière est classé monument historique sous le nom de « cimetière barbare ».
Années 1940
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques Années 1940 (≈ 1940)
Période de fouilles du site wisigothique.
2005
Nouveau classement
Nouveau classement 2005 (≈ 2005)
Actualisation du périmètre de protection du cimetière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le cimetière barbare (cad. B 3710, 3777, 4445 à 4447, 4473, 4474) : classement par arrêté du 29 mars 2005
Origine et histoire du Cimetière wisigothique
Le cimetière wisigothique d'Estagel, situé dans les Pyrénées-Orientales en Languedoc-Roussillon, rassemble plus de deux cents tombes datées de la fin du Ve et du VIe siècle. Il est considéré comme un cimetière majeur de la région et, hors Tautavel, la seule nécropole connue dans le département. Les tombes s'organisent en rangées et présentent des aménagements de surface ainsi que des systèmes de circulation. Elles étaient couvertes de lauzes et construites à partir de cinq dalles de schiste enterrées, parfois refermées par une dalle monolithique servant de couvercle. Le mobilier mis au jour est pauvre, dépourvu de richesses et d'armes, mais riche d'enseignements pour l'étude de la population rurale du sud de la Gaule de l'époque. Les nombreuses similitudes observées avec des cimetières contemporains d'Espagne renforcent cet intérêt comparatif. Le site a été fouillé dans les années 1940. Il a été classé monument historique en 1936 sous le nom de « cimetière barbare », puis de nouveau en 2005 afin d'actualiser son périmètre de protection.