Inauguration 22 mars 1930 (≈ 1930)
Ouverture comme cinéma-théâtre à Pointe-à-Pitre.
années 1970
Spécialisation cinéma
Spécialisation cinéma années 1970 (≈ 1970)
Abandon des spectacles vivants pour le cinéma.
2001
Fermeture définitive
Fermeture définitive 2001 (≈ 2001)
Fin de toute exploitation cinématographique.
9 janvier 2009
Classement partiel
Classement partiel 9 janvier 2009 (≈ 2009)
Façade, toiture et galeries inscrites aux monuments historiques.
25 janvier 2020
Incendie destructeur
Incendie destructeur 25 janvier 2020 (≈ 2020)
Dégradation majeure de l’intérieur du bâtiment.
mai 2021
Décision de démolition
Décision de démolition mai 2021 (≈ 2021)
Démolition votée avec reconstruction de la façade.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades, toitures et galeries métalliques (cad. AL 275) : inscription par arrêté du 9 janvier 2009
Personnages clés
Henri Gabriel - Professeur de dessin
Aurait dessiné la façade inspirée du style Renaissance.
Origine et histoire
Le cinéma-théâtre La Renaissance, situé au 5 place de la Victoire à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, a été inauguré le 22 mars 1930. Initialement dédié aux spectacles vivants et aux projections cinématographiques, il se consacre exclusivement au cinéma à partir des années 1970 avant de fermer définitivement en 2001. Son architecture, inspirée du style Renaissance avec des influences Art nouveau, se distingue par une façade en béton et fer, des pilastres doriques et des galeries métalliques ouvragées, conçue selon certaines sources par Henri Gabriel, professeur de dessin au lycée Carnot.
En 2009, la façade, la toiture et les galeries métalliques du bâtiment sont inscrites aux monuments historiques. Malgré des projets de réhabilitation engagés dès 2010 (pour un coût total de 1,15 million d’euros entre acquisition et études), aucune solution pérenne n’est trouvée. Un incendie ravage l’intérieur du cinéma le 25 janvier 2020, accélérant sa dégradation. Le conseil municipal vote sa démolition en mai 2021, tout en imposant la reconstruction à l’identique de la façade, classée. Les travaux de destruction débutent en janvier 2021, et en juillet 2022, il ne subsiste plus rien de l’édifice d’origine.
Le bâtiment, construit dans le courant géométrisant des cinémas de l’entre-deux-guerres, combinait une armature en fer et un remplissage en béton. Ses galeries latérales, initialement destinées aux circulations et issues de secours, étaient ornées de claustras et de potences en fer forgé. Ces éléments, typiques de l’adaptation des codes classiques (symétrie, entablement) au modernisme de l’époque, en faisaient un exemple remarquable du patrimoine architectural guadeloupéen. La façade, seule partie protégée, symbolise aujourd’hui la mémoire de ce lieu culturel majeur, intégré dans un projet de renouvellement urbain avorté.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis