Frise chronologique
1919
Achat du terrain
Achat du terrain
1919 (≈ 1919)
Albert Klein offre un terrain à son frère Bernard.
1921
Ouverture du Nogentais Palace
Ouverture du Nogentais Palace
1921 (≈ 1921)
Inauguration par Bernard Klein et l’architecte Milon.
1972
Modernisation en 4 salles
Modernisation en 4 salles
1972 (≈ 1972)
Transformation sous le nom Artel-UGC.
années 1990
Fermeture puis réouverture
Fermeture puis réouverture
années 1990 (≈ 1990)
Fermeture début 1990, réouverture en 1997.
1990
Inscription façade aux Monuments Historiques
Inscription façade aux Monuments Historiques
1990 (≈ 1990)
Protection par arrêté du 16 mai.
2012
Extension et label Jeune public
Extension et label Jeune public
2012 (≈ 2012)
Ajout de 2 salles et obtention du label.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade (cad. G 122) : inscription par arrêté du 16 mai 1990
Personnages clés
| Albert Klein - Commanditaire et donateur |
Immigré hongrois, achète le terrain en 1919. |
| Bernard Klein - Fondateur du cinéma |
Frère d’Albert, dirige la construction en 1921. |
| Milon - Architecte |
Conçoit le bâtiment en 1920-1921. |
| Fernandel - Artiste invité |
Se produit au music-hall entre-deux-guerres. |
Origine et histoire
Le Royal Palace, initialement nommé Nogentais Palace, est un cinéma construit en 1921 à Nogent-sur-Marne par l’architecte Milon, à l’initiative de Bernard Klein, frère d’Albert Klein, un immigré juif hongrois. Situé en plein centre-ville dans la Grande-Rue, il devient rapidement un lieu phare du music-hall entre les deux guerres, accueillant des artistes renommés comme Fernandel. Son architecture et sa façade blanche, visibles de loin, en font un symbole du quartier chic près de la mairie.
En 1972, le cinéma est modernisé et divisé en 4 salles sous le nom d’"Artel-UGC", tout en conservant sa façade d’origine. Cependant, dans les années 1980, il subit la crise du secteur cinématographique et ferme au début des années 1990. Il rouvre en 1997 sous son nom historique, le Royal Palace, avec une programmation principalement familiale. En 2012, deux salles supplémentaires sont ajoutées, et des aménagements (ascenseur, accessibilité PMR) sont réalisés pour moderniser l’espace tout en préservant son caractère patrimonial.
Classé Art et Essai et labellisé Jeune public en 2012, le Royal Palace propose une programmation diversifiée : cinéclubs (cercle communautaire de Nogent, maison de la culture juive), séances thématiques (mardi cinéphile, dimanche cinéjuniors), et des dispositifs innovants comme les Royal Babies pour les parents d’enfants en bas âge. Il participe aussi à des programmes éducatifs (École & cinéma, Lycéens au cinéma) et accueille des ciné-conférences, affirmant son rôle de cinéma de quartier ancré dans la vie locale.
La façade du Royal Palace, œuvre de l’architecte Milon, est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1990, soulignant sa valeur patrimoniale. Le bâtiment, propriété d’une société privée, incarne à la fois l’histoire du cinéma des années 1920 et une adaptation réussie aux enjeux contemporains, entre préservation et innovation. Son adresse officielle, 165 Grande-Rue Général-de-Gaulle, en fait un repère culturel majeur dans le Val-de-Marne.
Évoqué dans la littérature, comme dans Les Ritals de François Cavanna, le Royal Palace est décrit comme un lieu emblématique de Nogent-sur-Marne, marquant le paysage nocturne par ses illuminations colorées. Son histoire reflète aussi celle des immigrés juifs hongrois, comme les frères Klein, qui ont contribué à son essor dans l’entre-deux-guerres.