Frise chronologique
1926
Inauguration du circuit
Inauguration du circuit
1926 (≈ 1926)
Premier Grand Prix de la Marne remporté par François Lescot.
1938
Premier Grand Prix de France
Premier Grand Prix de France
1938 (≈ 1938)
Organisé par l'Automobile Club de France sur le circuit.
1950
Première course de Formule 1 officielle
Première course de Formule 1 officielle
1950 (≈ 1950)
Intégration au championnat du monde de F1.
1952-1954
Extensions du tracé
Extensions du tracé
1952-1954 (≈ 1953)
Passage de 7,198 km à 8,347 km avec cinq virages.
1966
Dernier Grand Prix de F1
Dernier Grand Prix de F1
1966 (≈ 1966)
Fin des épreuves majeures de Formule 1.
1972
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1972 (≈ 1972)
Dernière compétition motocycliste le 11 juin.
mai 2009
Classement monument historique
Classement monument historique
mai 2009 (≈ 2009)
Inscription des infrastructures restantes.
2023
Création de l'association de préservation
Création de l'association de préservation
2023 (≈ 2023)
*Les passionnés du circuit de Gueux* reprennent la restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| François Lescot - Pilote automobile |
Vainqueur du premier Grand Prix de la Marne en 1926. |
| Jean Behra - Pilote automobile |
Victoire en 1952 sur Gordini au Grand Prix de la Marne. |
| Juan Manuel Fangio - Champion de Formule 1 |
Vainqueur en 1954 sur Mercedes-Benz W196. |
| Jean Alesi - Pilote et ambassadeur |
A conduit la W196 de Fangio lors des commémorations. |
| Patrick Sinibaldi - Auteur et historien |
A écrit *Circuit de Reims* (2006), ouvrage de référence. |
| Henri Pescarolo - Pilote légendaire |
Participant aux événements commémoratifs (2008-2009). |
Origine et histoire
Le circuit de Reims-Gueux, aussi appelé circuit de Reims, fut créé en 1926 pour le Grand Prix de la Marne, organisé par l'Automobile Club de Champagne. D'une longueur initiale de 7,816 km, il empruntait des routes départementales (D26, D27) et la nationale 31 entre les villages de Thillois et Gueux. Son tracé triangulaire, marqué par trois longues lignes droites et trois virages emblématiques (Gueux, La Garenne, La Bonne Rencontre), en fit un circuit réputé pour sa vitesse et ses glissades spectaculaires. Les organisateurs modifièrent progressivement l’environnement, abattant des arbres et démolissant des maisons pour créer des échappatoires et accroître la sécurité.
En 1938, le circuit accueillit son premier Grand Prix de France sous l’égide de l’Automobile Club de France, avant de devenir en 1950 le théâtre de la première course officielle de Formule 1. Entre 1952 et 1954, des extensions majeures furent réalisées : une bretelle évitant le village de Gueux (réduisant le tracé à 7,198 km en 1952), puis une bretelle nord-est portant la longueur à 8,347 km en 1953, avec cinq virages désormais. Ces aménagements inclurent des infrastructures durables comme des tribunes en béton armé (dès 1928), un pavillon central reconstruit en 1953, et un panneau d’affichage tournant érigé en 1956. Le circuit fut cependant fermé en 1972 pour des raisons financières, après avoir hébergé quatorze Grands Prix de France et des épreuves motocyclistes jusqu’en juin 1972.
Classé monument historique en mai 2009, le site conserve une partie de son tracé original et ses stands emblématiques. Depuis 2007, des événements commémoratifs comme le Week-End de l’Excellence Automobile (2007-2009) ont célébré son héritage, avec des démonstrations de véhicules historiques pilotés par des figures comme Jean Alesi ou Henri Pescarolo. Bien qu’un projet de reconstruction ait été abandonné en 2007, l’association Les passionnés du circuit de Gueux (créée en 2023) œuvre aujourd’hui à sa préservation. Le circuit reste un lieu prisé pour des séances photo de voitures anciennes, témoignant de son aura persistante dans l’univers du sport automobile.
Les éléments protégés depuis 2009 incluent les tribunes (Benoist, Wimille, Sommer), le pavillon de chronométrage Lambert, les stands, un passage souterrain, et un panneau métallique d’affichage. Ces vestiges, associés à des fresques comme celle de Molné et Akmen représentant des scènes de course, rappellent l’âge d’or des compétitions où se sont illustrés des pilotes comme Jean Behra (vainqueur en 1952 sur Gordini) ou Juan Manuel Fangio, dont la Mercedes-Benz W196 de 1954 fut exposée lors des commémorations. L’histoire du circuit reflète aussi les défis de la modernisation, entre passion sportive et contraintes de sécurité, ayant conduit à son déclin progressif après 1969.