Classement MH 24 décembre 1998 (≈ 1998)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logements ; granges et écuries ; four (cad. B 38, 108, 109) : inscription par arrêté du 24 décembre 1998
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage identifié
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique spécifique.
Origine et histoire
La grange cistercienne de Fontaine-Robert, située à Neuvelle-lès-la-Charité en Haute-Saône, dépendait historiquement de l'abbaye Notre-Dame-de-la-Charité. Implantée dans un lieu isolé à 6 km au nord de l'abbaye, elle illustre l'organisation spatiale cistercienne, avec des bâtiments agricoles conçus pour l'autonomie. L'édifice actuel, reconstruit au XVIIIe siècle, remplace des structures médiévales mentionnées dès le XIIe siècle mais dégradées après la guerre de Dix Ans (1635-1648).
L'ensemble se compose de deux longs bâtiments parallèles encadrant un chemin central. Le bâtiment ouest, à usage d'habitation, comprend trois logements identiques (cuisine, poêle, chambre et grenier) sur deux niveaux. Le bâtiment est, dédié aux activités agricoles, répète quatre fois une unité modulaire associant une allée de grange centrale flanquée de deux écuries. Un four isolé, situé à l'ouest, complète l'ensemble. Cette modularité, caractéristique des granges cisterciennes, se retrouve dans d'autres dépendances de l'abbaye comme la Montagne ou le Pré-Chapelot.
Classée monument historique en 1998, la grange de Fontaine-Robert a conservé son plan d'origine avec peu de modifications depuis le XVIIIe siècle. Les transformations ultérieures se limitent à des aménagements mineurs (tuiles mécaniques, soues à porcs) et des ajustements intérieurs. Son état de conservation en fait un témoignage rare de l'architecture utilitaire cistercienne en Franche-Comté, reflétant à la fois la rigueur monastique et l'adaptation aux besoins agricoles locaux.
La localisation géographique, près d'un étang et de ruines médiévales, suggère une exploitation intégrée des ressources (eau, terres, forêts) typique des granges cisterciennes. Ces établissements servaient de centres de production et de redistribution pour les moines, tout en structurant le paysage rural. L'inscription aux monuments historiques porte sur les logements, les granges, les écuries et le four, soulignant la valeur patrimoniale de l'ensemble architectural et fonctionnel.
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