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Citadelle de Belfort en Territoire de Belfort

Patrimoine classé Patrimoine défensif Citadelles

Citadelle de Belfort

  • Allée du Souvenir Français
  • 90000 Belfort
Citadelle de Belfort
Citadelle de Belfort
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Citadelle de Belfort
Citadelle de Belfort
Citadelle de Belfort
Crédit photo : Thomas Bresson - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété d'une société privée
90000 Belfort, Allée du Souvenir Français

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1226
Première attestation du château médiéval
1674
Conquête française de la Franche-Comté
1687–1703
Travaux de Vauban
1817–1842
Modifications par Haxo
1870–1873
Siège de Belfort et résistance
2020
Monument préféré des Français
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte Brisach proprement dite, à l'exclusion du colombier militaire qui la surmonte : classement par arrêté du 23 octobre 1907, modifié par arrêté du 20 août 1913 - Ouvrages avancés tels qu'ils sont délimités sur le plan annexé à l'arrêté et comprenant : 1 ) bastion avancé B, avec sa porte à pont-levis et le pont-dormant le reliant au pont-levis de la porte de Brisach ; 2 ) Murs extérieurs et couverture du bastion C ; 3 ) Mur du rempart et sa couverture allant du bastion B à la porte de Brisach ; 4 ) Mur du rempart et sa couverture allant de la porte de Brisach au château. 5 ) Fossés qui complètent le système de défense du XVIIe siècle : classement par arrêté du 6 mars 1923 - Ancien canal usinier, aujourd'hui recouvert, suivant le tracé indiqué sur le plan joint à l'arrêté : inscription par arrêté du 13 août 1993 - Ensemble des ouvrages constituant le château et ses fortifications, y compris les trois enceintes bastionnées, les fossés, chemins couverts et glacis, jusqu'au chemin à l'est ; front de la porte de Brisach, en totalité, y compris les ouvrages du XIXe siècle ; front d'entrée des eaux, c'est à dire le mur du rempart, la tour 27, la tour 41 (à l'exception des aménagements du XXe siècle) , la contregarde 28, les vestiges de la contregarde 42 et une bande de terrain correspondant à l'emprise de l'ancien fossé jusque, et y compris, la contrescarpe et le chemin couvert ; ouvrage à Corne de l'Espérance ; front de sortie des eaux, comprenant la tour 46 (à l'exception des aménagements du XXe siècle) , les parties subsistantes du rempart du XVIIe siècle, les ouvrages joignant le rempart à la falaise du château et la demi-lune 49 ; une bande de terrain réunissant les tours 41 et 46, correspondant à l'ancienne courtine du front de la porte de France (cad. BH 1, 41, 43 ; BI 7 à 10, 22, 23, 122, 123, 288, 259 ; BK 93, 94, 276, 339, 344, 345, 351 ; BI non cadastré, domaine public entre les parcelles BI 122 et BK 351) : classement par arrêté du 29 avril 1997

Personnages clés

Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire Modernise la citadelle (1687–1703).
Gaspard de Champagne, comte de la Suze - Ingénieur du XVIe siècle Crée le *couronné* bastionné.
François Nicolas Benoît Haxo - Général du Génie Renforce la citadelle (1817–1838).
Pierre Philippe Denfert-Rochereau - Colonel et défenseur Résiste lors du siège de 1870.
Raymond Adolphe Séré de Rivières - Général et ingénieur Conçoit la ceinture de forts (années 1870).
Auguste Bartholdi - Sculpteur Auteur du *Lion de Belfort* (1880).

Origine et histoire de la Citadelle

La citadelle de Belfort est une forteresse militaire édifiée à partir du XVIIe siècle sur un promontoire rocheux calcaire, au cœur de la trouée de Belfort, un couloir stratégique entre les massifs des Vosges et du Jura. Ce site, occupé dès le Moyen Âge par un château fort attesté en 1226, devient un verrou défensif clé entre la France et les territoires germaniques. La tour des Bourgeois, vestige médiéval, et un grand souterrain transformé par Vauban en sont les seuls témoignages de cette époque.

Au XVIIe siècle, Sébastien Le Prestre de Vauban, dans le cadre de son pré carré, modernise la citadelle après la conquête française de la Franche-Comté (1674). Il y applique son second système théorique : deux enceintes concentriques séparant les zones de tir lointain (bastions détachés) et rapproché (combats en enceinte intérieure). Vauban adapte aussi le terrain en déplaçant la rivière Savoureuse et en créant des ouvrages avancés comme la corne de l’Espérance. Ces travaux (1687–1703) transforment Belfort en forteresse royale, intégrée à un réseau incluant Besançon et Neuf-Brisach.

Les guerres napoléoniennes et le traité de Paris (1815) placent Belfort en première ligne défensive après le démantèlement de Huningue. Le général Haxo (1817–1838) renforce la citadelle en y ajoutant une caserne protégée, des magasins à poudre, et un camp retranché entre les forts de la Justice et de la Miotte. Il intègre les ouvrages de Vauban dans une enceinte continue, donnant à la citadelle sa silhouette actuelle. Plus tard, Denfert-Rochereau (1870–1871) et Séré de Rivières (années 1870) complètent le dispositif par des forts périphériques, formant une ceinture de fer pour contrer les progrès de l’artillerie prussienne.

La citadelle, classée Monument historique par vagues successives (1907 à 1997), abrite aujourd’hui un musée d’Histoire et des parcours patrimoniaux (fossés médiévaux, souterrains). Son statut de symbole de résistance — célébré par le Lion de Belfort (Bartholdi, 1880) et le Monument des Trois Sièges — lui vaut d’être élue « monument préféré des Français » en 2020. Le site accueille aussi des reconstitutions historiques et des commémorations, comme celle du clan scout Guy de Larigaudie, décoré pour son rôle dans la Résistance.

Architecturalement, la citadelle illustre l’évolution des techniques militaires : des murs médiévaux aux bastions de Vauban, en passant par les casemates de Haxo et les forts détournés de Séré de Rivières. Son plan combine des éléments naturels (falaise ouest) et artificiels (fossés, remparts), tandis que des anecdotes, comme la photo du fusillé souriant (1944), rappellent son rôle dans les conflits modernes. Le char Cornouailles, exposé en hommage au lieutenant Martin (libération de 1944), en témoigne encore.

Liens externes

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