Citadelle de Belfort en Territoire de Belfort

Patrimoine classé Patrimoine défensif Citadelles

Citadelle de Belfort

  • Allée du Souvenir Français
  • 90000 Belfort
Citadelle de Belfort
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Citadelle de Belfort
Crédit photo : Thomas Bresson - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété d'une société privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1637-1648
Construction du couronné
1687-1703
Renforcement par Vauban
1873
Renforcement par Séré de Rivières
Début du XIXe siècle
Aménagements par Haxo
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte Brisach proprement dite, à l'exclusion du colombier militaire qui la surmonte : classement par arrêté du 23 octobre 1907, modifié par arrêté du 20 août 1913 - Ouvrages avancés tels qu'ils sont délimités sur le plan annexé à l'arrêté et comprenant : 1 ) bastion avancé B, avec sa porte à pont-levis et le pont-dormant le reliant au pont-levis de la porte de Brisach ; 2 ) Murs extérieurs et couverture du bastion C ; 3 ) Mur du rempart et sa couverture allant du bastion B à la porte de Brisach ; 4 ) Mur du rempart et sa couverture allant de la porte de Brisach au château. 5 ) Fossés qui complètent le système de défense du XVIIe siècle : classement par arrêté du 6 mars 1923 - Ancien canal usinier, aujourd'hui recouvert, suivant le tracé indiqué sur le plan joint à l'arrêté : inscription par arrêté du 13 août 1993 - Ensemble des ouvrages constituant le château et ses fortifications, y compris les trois enceintes bastionnées, les fossés, chemins couverts et glacis, jusqu'au chemin à l'est ; front de la porte de Brisach, en totalité, y compris les ouvrages du XIXe siècle ; front d'entrée des eaux, c'est à dire le mur du rempart, la tour 27, la tour 41 (à l'exception des aménagements du XXe siècle) , la contregarde 28, les vestiges de la contregarde 42 et une bande de terrain correspondant à l'emprise de l'ancien fossé jusque, et y compris, la contrescarpe et le chemin couvert ; ouvrage à Corne de l'Espérance ; front de sortie des eaux, comprenant la tour 46 (à l'exception des aménagements du XXe siècle) , les parties subsistantes du rempart du XVIIe siècle, les ouvrages joignant le rempart à la falaise du château et la demi-lune 49 ; une bande de terrain réunissant les tours 41 et 46, correspondant à l'ancienne courtine du front de la porte de France (cad. BH 1, 41, 43 ; BI 7 à 10, 22, 23, 122, 123, 288, 259 ; BK 93, 94, 276, 339, 344, 345, 351 ; BI non cadastré, domaine public entre les parcelles BI 122 et BK 351) : classement par arrêté du 29 avril 1997

Personnages clés

Vauban Ingénieur militaire chargé de renforcer la place et de modifier le Grand Couronné.
Haxo Ingénieur militaire ayant modifié la cour haute et construit la grande caserne.
Séré de Rivières Ingénieur militaire ayant renforcé le réseau de protection autour de Belfort.
Denfert-Rochereau Militaire ayant développé le rôle des forts extérieurs.
Georges Blind Résistant dont le simulacre de fusillade est commémoré par une photo.
Guy de Larigaudie Chef de clan scout dont les membres sont honorés par une plaque commémorative.

Origine et histoire de la Citadelle

La citadelle de Belfort, érigée sur un promontoire calcaire dominant la ville dans la trouée de Belfort, rassemble un château transformé en musée d'art et d'histoire et un vaste dispositif de fortifications. Un couronné a été construit entre 1637 et 1648 à l'est d'un fossé médiéval ; après le traité de Westphalie Vauban fut chargé de renforcer la place et, de 1687 à 1703, il réunit le château à l'enceinte urbaine et modifia le Grand Couronné. Les ingénieurs militaires Haxo et Séré de Rivières ont poursuivi et achevé les aménagements au XIXe siècle : d'importants travaux ont eu lieu au début du siècle pour construire la caserne, le grand cavalier casematé et les enceintes bastionnées, tandis que Séré de Rivières a retravaillé le réseau de forts protégeant la trouée. La citadelle témoigne des évolutions de la fortification du XVIIe au XIXe siècle et s'inscrit dans la ceinture de défense conçue à différentes époques, depuis les principes bastionnés appliqués par le comte de la Suze jusqu'au système concentrique et adapté au terrain défendu par Vauban. Vauban adapta le site en déplaçant la Savoureuse, en avançant des ouvrages de protection comme la corne de l’Espérance et en séparant les zones de tir par deux enceintes concentriques destinées respectivement au tir lointain et au combat rapproché. Sous Haxo, la citadelle prit une place centrale dans l'ensemble fortifié : il modifia la cour haute, créa des batteries vers les glacis, inclut les fortifications extérieures dans une enceinte continue, construisit la grande caserne et des magasins à poudre, et aménagea la casemate dite de Denfert-Rochereau. Le rôle des forts extérieurs se développa encore avec Denfert-Rochereau et, après le départ des forces prussiennes en 1873, avec Séré de Rivières qui renforça le réseau de protection autour de Belfort. Le site conserve des vestiges médiévaux, dont la tour des Bourgeois et le grand souterrain transformé par Vauban, tandis qu'un plan médiéval relevé en 1889 par Alexis Papuchon a été précisé par des fouilles de l'Inrap en 2013. La richesse archéologique du territoire s'explique par l'antiquité de cette voie de passage entre Vosges et Jura, traversée dès l'époque romaine par des voies citées sur la table de Peutinger. La citadelle a été protégée au titre des monuments historiques à plusieurs reprises : le classement de la porte de Brisach en 1907, des modifications en 1913, le classement des ouvrages avancés en 1923, l'inscription du canal usinier recouvert en 1993 et le classement de l'ensemble château et fortifications en 1997. En 2020 elle a été désignée « monument préféré des Français ». L'ancienne caserne Haxo abrite aujourd'hui le musée d'histoire et d'archéologie de Belfort, qui présente des collections couvrant la préhistoire à l'époque moderne. L'accès au quatrième fossé, à la cour d'honneur et à la terrasse panoramique est libre toute l'année ; en été on peut également visiter l'enceinte de la tour des Bourgeois, le second fossé et le parcours patrimonial du grand souterrain, ainsi que les magasins à poudre. La citadelle accueille de nombreuses animations et événements culturels, dont la Nuit européenne des musées, les Journées européennes du patrimoine et les Journées nationales de l'archéologie, et depuis 2016 des week-ends de reconstitutions historiques réunis sous le terme de « Festival d'histoire vivante ». Parmi les souvenirs et commémorations du site figurent la photo dite du « fusillé souriant », prise dans le quatrième fossé lors d'un simulacre destiné à faire parler le résistant Georges Blind, un char d'assaut américain M4 Sherman similaire à celui du lieutenant Martin tué le 21 novembre 1944 sur la colline de la Miotte et exposé à l'entrée de la citadelle, ainsi que la tourelle originale intégrée au parcours découverte. Une plaque commémorative honore le clan scout Guy de Larigaudie, dont onze membres sur vingt-quatre sont morts pour la France et qui fut le seul clan décoré collectivement de la médaille de la Résistance. La citadelle de Belfort demeure ainsi un lieu de mémoire et d'étude exemplaire des techniques et de l'histoire militaire en Franche-Comté.

Liens externes