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Citadelle de Besançon dans le Doubs

Patrimoine classé Patrimoine défensif Citadelles Fortification de Vauban

Citadelle de Besançon

  • 99 Rue des Fusillés de la Résistance
  • 25000 Besançon
Citadelle de Besançon vue aérienne
Citadelle de Besançon
Citadelle de Besançon
Citadelle de Besançon
Citadelle de Besançon
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Citadelle de Besançon
Citadelle de Besançon
Citadelle de Besançon
Citadelle de Besançon
Crédit photo : MaestroGlanz - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété de l'Etat
25000 Besançon, 99 Rue des Fusillés de la Résistance

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1668
Début des travaux
10 août 1678
Traité de Nimègue
1683
Achèvement des travaux
1941-1944
Exécutions de résistants
7 juillet 2008
Classement UNESCO
2025
Nouveaux classements MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble de bâtiments constituant la Citadelle, y compris la chapelle Saint-Etienne et le puits voisin : classement par arrêté du 8 juin 1942 ; Le bastion de la porte Rivotte : classement par arrêté du 5 janvier 1944 ; Les glacis de la citadelle, la porte Taillée et la porte Rivotte faisant partie des anciens remparts de Vauban : classement par arrêté du 14 mars 1944 ; Les parties suivantes de l’enceinte urbaine : les vestiges enfouis de la contrescarpe de la tour bastionnée de Rivotte situés sur la parcelle 58 (section DK), les vestiges du rempart, même ceux enfouis, entre la tour bastionnée de la Rivotte et la tour bastionnée de Brégille, situés sur la parcelle n°11 (section AK), la partie du rempart entre le bastion du moulin Saint-Paul et les vestiges de la tour bastionnée Saint-Pierre, située 22 avenue Arthur-Gaulard, sur les parcelles n°16 et 67 (section AH), les vestiges de la tour bastionnée Saint-Pierre située rue Elisée Cusenier, sur la parcelle n°29 (section AE), les vestiges enfouis de la lunette de Bregille, situé sur la parcelle n°109 (section CX), le corps de garde est de Chamars du XVIIIe siècle, situé 2 avenue de la Gare d’Eau, sur la parcelle n°36 (section AR), l’ensemble des vestiges enfouis de la seconde ligne de remparts situés sous l’hôpital Saint-Jacques, sur la parcelle n°5 (section AV), 2 avenue de la Gare d’eau, parking du Département Doubs, 4 et 6 avenue de la Gare d’eau, sur les parcelles n°35, 44, 48 et 73 (section AR), le corps de garde nord de la porte d’Arènes, situé sur la parcelle n°164 (section AX), tels que délimités en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 10 septembre 2019 ; Les parties suivantes de l ‘enceinte urbaine, tel que légendé sur le plan annexé à l’arrêté : Sur la rive gauche du Doubs : Le chemin de ronde s’étendant de la porte de Rivotte à la rue des Fusillés de la Résistance, situé faubourg Rivotte, sur la parcelle n° 42a et n° 42b, figurant au cadastre, section DK ; les vestiges enfouis de la contrescarpe de la tour bastionnée de Rivotte et le sol, situés faubourg Rivotte, dans les tréfonds de la parcelle n° 75, figurant au cadastre section AK, de la parcelle n° 107, figurant au cadastre section AK, de la parcelle n° 109, figurant au cadastre section DK, et de la parcelle n° 110, figurant au cadastre section DK, et sous l’avenue Arthur-Gaulard, sur le domaine public non cadastré, figurant au cadastre section DK ; les vestiges du rempart, même ceux enfouis, entre la tour bastionnée de Rivotte et la tour bastionnée de Bregille, ainsi que le sol situé à l’ouest des vestiges de ce rempart, situés 12 avenue Arthur-Gaulard, sur la parcelle n° 137 et dans les tréfonds de ladite parcelle, figurant au cadastre section AK, et dans le domaine public non cadastré sous l’avenue Arthur-Gaulard, figurant au cadastre section AK ; La partie du rempart située avenue Arthur-Gaulard, sur la parcelle n° 89, figurant au cadastre section AH, ainsi que ladite parcelle ; le chemin de halage situé sur le domaine public non cadastré, figurant au cadastre section AH, en contrebas des parcelles n° 16, n° 67, et n° 89 de cette section du cadastre, et sur le domaine public non cadastré situé entre le débouché de la rue de la République et le pont du même nom, figurant au cadastre à la limite entre les sections AH et AE ; les vestiges de la tour bastionnée Saint-Pierre, situés avenue Élisée-Cusenier, sur la parcelle n° 29, figurant au cadastre section AE ; Les remparts dérasés et les vestiges enfouis des anciens remparts, s’étendant depuis les vestiges de la tour bastionnée Saint-Pierre jusqu’au bastion du Saint-Esprit, partiellement situés sur la parcelle n° 29, figurant au cadastre section AE ; partiellement enfouis sous le débouché du pont Denfert-Rochereau, domaine public non cadastré, partiellement situés sur la parcelle n° 137, figurant au cadastre section AE, ainsi que le chemin de halage situé sur le domaine public non cadastré, en contrebas des parcelles n° 29 et n° 137 de la section AE du cadastre ; le bastion du Saint-Esprit, la casemate du flanc de Poitune, la casemate du flanc des Cordeliers, le rempart situé entre le bastion du Saint-Esprit et la casemate du flanc des Cordeliers et ses vestiges enfouis, ainsi que le chemin de halage, situé en contrebas de ce rempart, de ce bastion et de ces casemates, le tout situé quai Vauban sur le domaine public non cadastré, figurant au cadastre sections AD et AW ; les vestiges de casemate, situés rue Girod-de-Chantrans, figurant sur la parcelle n° 1 au cadastre section AV ; les vestiges enfouis de la seconde ligne de remparts et le sol de son ancien talus, situés sur le domaine public non cadastré, partiellement sur le chemin de halage, partiellement sous la parcelle n° 1 figurant au cadastre section AV, et partiellement sur le domaine public non cadastré, sous la rue Girod-de-Chantrans, entre les parcelles n° 1 et n° 5, le tout figurant au cadastre section AV ; les vestiges enfouis de la seconde ligne des remparts, le sol de leur ancien talus et les vestiges du pont de Chamars, situés partiellement sous l’avenue du 8-mai-1945, entre la parcelle n° 8 de la section Av et la parcelle n° 27 figurant au cadastre section AT, dans le domaine public non cadastré, partiellement sous la parcelle n° 27, figurant au cadastre section AT, et partiellement sous la voie Geneviève-de-Gaulle-Anthonioz, entre la parcelle n° 27, figurant au cadastre section AT, et la parcelle n° 5a de la section AT ; le corps de garde ouest de Chamars, situé sur la parcelle n° 27 figurant au cadastre section AT ; les vestiges enfouis de la porte Notre-Dame situés au débouché de la rue Charles-Nodier sur le faubourg Tarragnoz, figurant sur le domaine public non cadastré, sections AP et DM du cadastre ; le rempart, le fossé et la contrescarpe entre la rue Charles-Nodier et la tour Notre-Dame, portant la montée vers la rue du Chapitre, situés partiellement sur le domaine public non cadastré, section AP du cadastre et partiellement sur la parcelle n° 19, figurant au cadastre section DM ; Sur la rive droite du Doubs : les vestiges enfouis de la lunette de Bregille et le sol de ces vestiges, situés sous les parcelles n° 121 et n° 221, et sous le domaine public non cadastré, à l’intersection des avenues Édouard-Droz et de Chardonnet et de la sortie du pont de Bregille, figurant au cadastre section CX ; le corps de garde sud de la porte d’Arènes, situé 11 rue Marulaz, sur la parcelle n° 159, figurant au cadastre section AX : classement par arrêté du 16 avril 2025

Personnages clés

Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire Concepteur de la citadelle pour Louis XIV.
Louis XIV - Roi de France Commanditaire des travaux après 1678.
Henri Fertet - Résistant fusillé Auteur d’une lettre testamentaire à 16 ans.
Denise Lorach - Ancienne déportée Fondatrice du Musée de la Résistance (1971).
Jean Garneret - Ethnographe et prêtre Créateur du Musée comtois en 1960.

Origine et histoire de la Citadelle

La citadelle de Besançon est une forteresse édifiée au XVIIe siècle sur le mont Saint-Étienne, à 117 mètres au-dessus du Doubs, selon les plans de Vauban pour Louis XIV. Elle remplace une église médiévale et intègre des bastions, fossés et remparts adaptés au relief escarpé. Son rôle initial était de protéger la frontière est de la France après l’annexion de Besançon en 1678.

La construction débute en 1668 sous domination espagnole, puis est reprise par Vauban après le traité de Nimègue (1678). Les travaux s’achèvent en 1683, avec trois fronts bastionnés (Saint-Étienne, Royal, de secours) et un puits de 117 mètres, le plus profond de France. La citadelle sert de garnison, prison militaire (XIXe siècle) et lieu d’exécution de résistants pendant la Seconde Guerre mondiale (1941-1944).

Classée Monument Historique dès 1942 et inscrite à l’UNESCO en 2008, elle abrite aujourd’hui trois musées (Résistance, Comtois, Muséum), un zoo, un aquarium et un noctarium. Avec 250 000 à 300 000 visiteurs annuels, c’est le site le plus fréquenté de Franche-Comté. Son architecture illustre l’apogée des fortifications bastionnées, combinant innovation militaire et adaptation au paysage.

Le Front Saint-Étienne, bâti sur l’emplacement d’une église rasée, comprend une demi-lune, des fossés et des bastions à orillons. Le Front Royal, flanqué des guérites du Roi et de la Reine, relie les fronts par des murailles de 20 mètres de haut. La citadelle inclut aussi des bâtiments fonctionnels : arsenal, magasin à poudre, casernes (comme celle des Cadets), et une chapelle sobre dédiée à saint Étienne.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, 100 résistants y sont fusillés par les Allemands, dont Henri Fertet, 16 ans, dont la lettre testamentaire est exposée au Musée de la Résistance. Après 1959, la ville de Besançon transforme le site en pôle touristique et culturel, tout en préservant son patrimoine militaire, comme en témoignent les restaurations récentes (2007-2025).

Devenir actuel

Elle abrite trois musées labellisés Musées de France : le Musée de la Résistance et de la Déportation, le Musée comtois et le Muséum qui est réparti selon cinq espaces : le Jardin zoologique, l'Aquarium, l'Insectarium, le Noctarium et le Parcours de l'évolution. Des espaces de restauration et une boutique sont présents sur le site.

Liens externes

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