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Citadelle de Port-Louis dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine défensif Citadelles

Citadelle de Port-Louis

  • Rue du Fort-de-l'Aigle
  • 56290 Port-Louis
Citadelle de Port-Louis
Citadelle de Port-Louis
Citadelle de Port-Louis
Citadelle de Port-Louis
Citadelle de Port-Louis
Crédit photo : user:XIIIfromTOKYO - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété d'une société privée ; propriété de l'Etat
56290 Port-Louis, Rue du Fort-de-l'Aigle

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1486
Projet initial de François II
1590–1598
Occupation espagnole
1598
Traité de Vervins
1618–1621
Reconstruction sous Louis XIII
1666
Implantation Compagnie des Indes
1750–1752
Construction de la grande poudrière
1948
Classement Monument Historique
2007
Départ des militaires
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les remparts : inscription par arrêté du 12 mai 1933 - La citadelle et les remparts (à l'exception des remparts de la ville entre le bastion Saint-Pierre et la porte de la Pointe) : classement par arrêté du 29 avril 1948 - La grande poudrière, rue des Récollets (cad. AE 154) : classement par arrêté du 27 septembre 1999

Personnages clés

François II (duc de Bretagne) - Commanditaire initial Projet de tour en 1486, non réalisé.
Cristóbal de Rojas - Architecte militaire espagnol Conçoit les bastions en 1591.
Louis XIII - Roi de France Ordone la reconstruction (1618–1621).
Félix-François Le Royer de la Sauvagère - Ingénieur royal Conçoit la grande poudrière (1750).
François Gourier du Rocher - Sculpteur Auteur des armes de la poudrière.

Origine et histoire de la Citadelle

La citadelle de Port-Louis trouve ses origines dans un projet de 1486 initié par le duc François II de Bretagne, visant à sécuriser l’entrée de la rade de Lorient par une tour fortifiée. Bien que financé pour son utilité commerciale et stratégique (« pour la beauté du havre et la sureté des marchands »), le projet est abandonné à sa mort en 1488, ne laissant que des fortifications urbaines mineures au siècle suivant.

Pendant les guerres de la Ligue (fin XVIe siècle), le site gagne en importance stratégique. Occupée par les troupes du duc de Mercœur en 1589, puis par les Espagnols alliés à partir de 1590, la place est fortifiée sous la direction de l’architecte Cristóbal de Rojas. Deux bastions à orillons arrondis, typiques de l’époque, sont érigés en 1591. Les Espagnols conservent la citadelle jusqu’au traité de Vervins (1598), date à laquelle le maréchal de Brissac en ordonne la destruction partielle, épargnant cependant bastions, courtines et casernes.

La citadelle actuelle est reconstruite entre 1618 et 1621 sous Louis XIII, qui élève Port-Louis au rang de ville royale. Bien que souvent associée à Vauban, ses contributions se limitent aux bâtiments de la basse-cour (arsenal, parc à boulets) postérieurs. Au XVIIIe siècle, des aménagements (citernes, puits, potagers) renforcent son autonomie lors des sièges. La citadelle joue un rôle clé dans la défense de la rade, notamment avec l’implantation de la Compagnie des Indes orientales (1666) et la création de Lorient. Elle reste un poste militaire jusqu’en 2007, après avoir été occupée par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’architecture actuelle mêle des éléments des XVIIe et XVIIIe siècles, comme la grande poudrière (1750–1752), conçue par l’ingénieur Félix-François Le Royer de la Sauvagère. Ce bâtiment en granit, voûté de briques, stockait jusqu’à 120 000 livres de poudre pour les forts et vaisseaux. Classée Monument Historique en 1948 (citadelle et remparts) et 1999 (poudrière), la citadelle abrite aujourd’hui le musée de la Compagnie des Indes et le musée national de la Marine, témoignant de son passé maritime et stratégique.

Les remparts et bastions, partiellement modifiés au XIXe siècle (rampe d’accès de 1850), illustrent l’évolution des techniques militaires. Parmi les éléments protégés figurent aussi la petite poudrière, les esplanades des Pâtis et du Bois d’Amour, et le parc à boulets. La citadelle, propriété partagée entre la commune, l’État et des privés, reste un symbole du patrimoine breton lié à la défense côtière et au commerce colonial.

Devenir actuel

Elle abrite actuellement un musée de la compagnie des Indes, le musée national de la Marine et des annexes consacrées au sauvetage en mer.

Liens externes

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