Frise chronologique
1723
Fondation du marché d'Aguesseau
Fondation du marché d'Aguesseau
1723 (≈ 1723)
Création du marché initial entre plusieurs rues.
16 août 1745
Lettres patentes pour le transfert
Lettres patentes pour le transfert
16 août 1745 (≈ 1745)
Autorisation officielle du déplacement du marché.
1837
Nom actuel adopté
Nom actuel adopté
1837 (≈ 1837)
Le passage devient *cité Berryer*.
3 février 1987
Classement des façades
Classement des façades
3 février 1987 (≈ 1987)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades 18s (cad. 08 : 03 BR 22) : inscription par arrêté du 3 février 1987
Personnages clés
| Pierre-Nicolas Berryer - Avocat (1757-1841) |
Hommage par le nom du passage. |
| Pierre-Antoine Berryer - Avocat (1790-1868), fils du précédent |
Une autre rue parisienne porte son nom. |
| Joris-Karl Huysmans - Écrivain (1848-1907) |
Décrit la cité dans *En ménage*. |
Origine et histoire
La cité Berryer est une voie emblématique du 8e arrondissement de Paris, située entre la rue Royale et la rue Boissy-d'Anglas. Ce passage, autrefois nommé passage du marché d'Aguesseau, fut créé après le transfert d’un marché fondé en 1723, autorisé par des lettres patentes de 1745. Son tracé actuel s’inscrit dans un quartier contrasté, entre élégance bourgeoise et modestie populaire, comme le soulignait Huysmans dans En ménage.
Le marché initial, établi entre les rues de Surène, d'Aguesseau et Montalivet, déclina rapidement. En 1745, son déplacement fut officialisé vers l’emplacement actuel, alors en bordure de la rue Basse-du-Rempart (aujourd’hui disparue). Le passage adopta son nom actuel en 1837, en hommage à l’avocat Pierre-Nicolas Berryer (1757-1841), figure juridique marquante de son époque.
Classée pour ses façades du XVIIIe siècle en 1987, la cité Berryer incarne un héritage urbain préservé. Huysmans la décrivait comme une cour des Miracles cachée derrière une porte, au cœur d’un quartier riche. Ce contraste, typique de Paris, en fait un lieu chargé d’histoire et de littérature, entre mémoire marchande et architecture patrimoniale.
Le nom du passage rend hommage à Pierre-Nicolas Berryer, avocat renommé, tandis que son fils, Pierre-Antoine Berryer (1790-1868), est honoré par une autre voie parisienne. Les façades, protégées depuis 1987, témoignent de l’urbanisme du XVIIIe siècle, entre fonctionnalité et esthétique discrète.