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Cité de Trévise - Paris 9ème à Paris 1er dans Paris 9ème

Patrimoine classé Rue

Cité de Trévise - Paris 9ème

    5 Rue Bleue
    75009 Paris 9e Arrondissement
Propriété privée
Cité de Trévise - Paris 9ème
Cité de Trévise - Paris 9ème
Cité de Trévise - Paris 9ème
Cité de Trévise - Paris 9ème
Cité de Trévise - Paris 9ème
Cité de Trévise - Paris 9ème
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Cité de Trévise - Paris 9ème
Cité de Trévise - Paris 9ème
Cité de Trévise - Paris 9ème
Cité de Trévise - Paris 9ème
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1786
Construction de l’hôtel particulier
1838
Création de la cité
1840
Ouverture sous son nom actuel
8 mars 1918
Bombardement allemand
années 1950
Ouverture à la circulation
1983
Devenue voie publique
7 juin 1991
Protection Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des façades et des toitures (à l'exception des n°s 1, 3, 5, et 13, 15, 17, 19) ; façades et toitures en retour sur les rues Bleue (n° 5) et Richer (n° 14) ; sols (comprenant rue, square et fontaine) , portes d'entrée, vestibules et escaliers des immeubles susvisés (cad. A 84 à 89, 92 à 95, 97 à 102, 106 à 109) : inscription par arrêté du 7 juin 1991

Personnages clés

Édouard Mortier (duc de Trévise) - Maréchal de France Hommage par le nom de la cité.
Alexandre Lenoir - Architecte du XVIIIe siècle Concepteur de l’hôtel particulier initial.
Édouard Moll - Architecte du XIXe siècle Auteur des immeubles italianisants.
Anatole de La Forge - Homme politique (1820–1892) Plaque commémorative à son domicile natal.
Max Aub - Écrivain espagnol Ancien résident honoré par une plaque.
Eugène Sartory - Archetier d’art Plaque commémorative au no 3.

Origine et histoire

La cité de Trévise, située dans le 9e arrondissement de Paris, est une voie publique créée en 1838 par des spéculateurs sur l’emplacement d’un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle. Divisée en 18 parcelles, elle fut conçue par l’architecte Édouard Moll dans un style italianisant éclectique, avec des immeubles équipés de confort moderne (eau, gaz). Destinée à une clientèle aisée, elle était régie par un règlement strict interdisant commerces et locations à des personnes jugées indésirables.

À l’origine fermée par des grilles et privée, la cité s’ouvrit à la circulation dans les années 1950 avant de devenir publique en 1983. Son nom rend hommage au maréchal Édouard Mortier (1768–1835), duc de Trévise, en raison de la proximité avec la rue de Trévise. La cité abrite une place centrale arborée avec une fontaine, ainsi que des plaques commémoratives dédiées à des résidents notables comme l’homme politique Anatole de La Forge ou l’écrivain Max Aub.

Pendant la Première Guerre mondiale, le 8 mars 1918, une bombe allemande explosa au no 22, marquant un épisode tragique de son histoire. Les façades, toitures, sols (y compris la fontaine et le square), ainsi que certains éléments intérieurs (portes, escaliers) des immeubles sont protégés depuis 1991 au titre des Monuments Historiques. La cité illustre l’urbanisme spéculatif du XIXe siècle, alliant prestige architectural et cadre de vie exclusif.

Les immeubles jumeaux des nos 40 et 42, typiques du style Louis-Philippe, et l’espace vert central soulignent son caractère patrimonial. Initialement conçue comme un lieu clos et surveillé (avec deux gardiens financés par les copropriétaires), la cité reflète les aspirations bourgeoises de l’époque, mêlant intimité résidentielle et statut social.

Liens externes