Frise chronologique
1852
Fondation de la Compagnie des mines de Bruay
Fondation de la Compagnie des mines de Bruay
1852 (≈ 1852)
Début de l’exploitation charbonnière locale.
1856-1861
Construction de la Cité des Électriciens
Construction de la Cité des Électriciens
1856-1861 (≈ 1859)
Première cité minière préservée du Nord.
1915
Construction de 20 logements pour réfugiés
Construction de 20 logements pour réfugiés
1915 (≈ 1915)
Accueil de populations fuyant la Première Guerre.
1921-1926
Attribution des noms de rues
Attribution des noms de rues
1921-1926 (≈ 1924)
Hommage aux physiciens (Ampère, Volta, etc.).
2009
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
2009 (≈ 2009)
Protection des façades et toitures.
2012
Classement UNESCO
Classement UNESCO
2012 (≈ 2012)
Intégration au Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.
2013-2019
Réhabilitation par Philippe Prost
Réhabilitation par Philippe Prost
2013-2019 (≈ 2016)
Création du centre d’interprétation et espaces culturels.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de l'ensemble de la cité (cad. AD 361 à 417, 420 à 435, 466) : inscription par arrêté du 25 novembre 2009
Personnages clés
| Philippe Prost - Architecte |
Auteur de la réhabilitation (2013-2019). |
| Guy-André Lagesse - Artiste, compagnie Les Pas Perdus |
Interventions artistiques pré-réhabilitation (2008-2011). |
| Sainte Naïké - Créatrice textile |
Réalisation de *La Géante Mireille*. |
| Olivier Thierry - Directeur de la Cité (depuis 2021) |
Initiateur d’expositions participatives. |
Origine et histoire
La Cité des Électriciens, édifiée entre 1856 et 1861 par la Compagnie des mines de Bruay, est la plus ancienne cité minière préservée du Nord-Pas-de-Calais. Située à Bruay-la-Buissière, elle symbolise l’essor de l’industrie charbonnière et le paternalisme du XIXe siècle, avec ses 43 logements en corons (barres de maisons mitoyennes en brique) et ses jardins ouvriers. Son nom rend hommage aux physiciens de l’électricité, attribué aux rues entre 1921 et 1926.
Construite pour loger les mineurs près de la fosse n°2 (dite du Mont-Blanc), la cité reflète une architecture utilitaire : briques locales, enduit de chaux, et fers d’ancrage pour renforcer les façades. Les premiers habitants, souvent des paysans reconvertis, voient leurs conditions de vie évoluer avec l’ajout d’eau courante (années 1950) et de garages (à partir de 1952). La cité accueille aussi des vagues d’immigration (Belges au XIXe siècle, Polonais et Italiens au XXe), marquant son histoire sociale.
Classée Monument historique en 2009 et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012, la Cité des Électriciens est réhabilitée entre 2013 et 2019 par l’atelier Philippe Prost. Le projet allie préservation (logements sociaux, matériaux d’origine) et innovation (centre d’interprétation, résidences d’artistes, jardins partagés). Aujourd’hui, le site mêle mémoire ouvrière, tourisme culturel et création contemporaine, illustrant la reconversion des paysages miniers.
La réhabilitation intègre des matériaux durables (bois, briques recyclées) et des espaces paysagers, comme un verger conservatoire. Les expositions et installations artistiques (ex : Monument aux 100 visages, Bio-TEX) mettent en lumière l’histoire des mineurs et les enjeux patrimoniaux actuels. La cité reste habitée, avec des logements sociaux et des équipements publics, perpétuant son rôle dans la vie locale.
Les interventions artistiques, dès 2008 (compagnie Les Pas Perdus), ont accompagné la transition du site. Des œuvres éphémères ou permanentes (La Géante Mireille, fresques) dialoguent avec l’architecture industrielle. Le centre d’interprétation, cœur du projet, propose une scénographie immersive sur l’habitat minier, tandis que les jardins pédagogiques rappellent l’importance historique des potagers ouvriers.