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Cité expérimentale de Merlan à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis

Cité expérimentale de Merlan

    5 Rue Auguste Gouillard
    93130 Noisy-le-Sec
Propriété privée ; propriété de l'Etat ; propriété de la commune ; propriété d'une association
Cité expérimentale de Merlan
Cité expérimentale de Merlan
Cité expérimentale de Merlan
Cité expérimentale de Merlan
Cité expérimentale de Merlan
Cité expérimentale de Merlan
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Cité expérimentale de Merlan
Cité expérimentale de Merlan
Cité expérimentale de Merlan
Cité expérimentale de Merlan
Crédit photo : Yves Maurin - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1944
Destruction de Noisy-le-Sec
1945
Construction de la cité
juillet 1946
Inauguration de la cité
28 décembre 2000
Protection au titre des monuments historiques
2012
Destruction du pavillon Coignet
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble de la cité comprenant : 1/ les façades et toitures des pavillons suivants et leurs parcelles : pavillon dit CIMAP, 12 rue Auguste-Gouillard (AD 177) ; pavillon dit MOPIN, 8 rue Auguste-Gouillard (AD 175) ; pavillon dit JEEP, 6 rue Auguste-Gouillard (AD 174) ; pavillon dit DENNERY, 4 rue Auguste-Gouillard (AD 173) ; pavillon dit GRAMES, 2 rue Auguste-Gouillard (AD 172) ; pavillon dit STUP, 2 rue de la Prévoyance (AE 304) ; pavillon dit Coignet, 3 av. du Général-Leclerc (AE 302, 242) ; pavillon dit CIMCAP, 2 allée du Canada, 5bis av. du Général-Leclerc (AD 170) ; pavillon dit BALENCY, 7 av. du Général-Leclerc (AD 210) ; pavillon dit SYSTAC, 9 av. du Général-Leclerc (AD 209) ; pavillon dit SECRA, 13 av. du Général-Leclerc (AD 207) ; pavillon dit LEMAY, 15 av. du Général-Leclerc (AD 206) ; pavillon dit SCIUB, 17 av. du Général-Leclerc (AD 205) ; pavillon dit BRISSONNEAU & LOTZ, 19 av. du Général-Leclerc (AD 203) ; pavillon dit BRISSONNEAU & LOTZ, 21 av. du Général-Leclerc (AD 202) ; pavillon dit GUELAIN, 23 av. du Général-Leclerc (AD 201) ; pavillon dit GUELAIN, 25 av. du Général-Leclerc (AD 200) ; pavillon dit ORLIT, 27 av. du Général-Leclerc (AD 199) ; pavillon dit ORLIT, 29 av. du Général-Leclerc (AD 198) ; pavillon dit PREFADUR, 61 av. de Rosny (AD 245) ; pavillon dit PREFADUR, 61bis av. de Rosny (AD 192, 193) ; pavillon dit VEYRIER, 69 av. de Rosny (AD 182) ; pavillon dit ARCADIA, 4 av. du Général-Leclerc (AE 299) ; pavillon dit ARCADIA, 4bis av. du Général-Leclerc (AE 300) ; pavillon dit STEBA, 6 av. du Général-Leclerc (AE 301) ; pavillon dit SCHINDLER, 8 av. du Général-Leclerc (AD 211) ; pavillon dit T.C. KING, 10 av. du Général-Leclerc (AD 212) ; pavillon dit FOX BRTHERS, 12 av. du Général-Leclerc (AD 213) ; pavillon dit FINN HUS, 14 av. du Général-Leclerc (AD 214) ; pavillon dit PUUTALO, 16 av. du Général-Leclerc (AD 215) ; pavillon dit INOTRO, 18 av. du Général-Leclerc (AD 216) ; pavillon dit MULTI-ALVEOLE, 20 av. du Général-Leclerc (AD 217) ; pavillon dit CITY LUMBER N° 16, 2 allée des Cottages, 20bis av. du Général-Leclerc (AD 218) ; pavillon dit SOTEBA, 1 allée des Cottages, 20ter av. du Général-Leclerc (AD 231) ; pavillon dit MARTIN, 22 av. du Général-Leclerc (AD 232) ; pavillon dit OMNIS, 24 av. du Général-Leclerc (AD 233) ; pavillon dit OMNIS, 26 av. du Général-Leclerc (AD 234) ; pavillon dit WATES, 28 avenue du Général-Leclerc (AD 235) ; pavillon dit WATES, 30 av. du Général-Leclerc (AD 236) ; pavillon dit HITCHINS, 49 rue des Carrouges (AD 237) ; pavillon dit HITCHINS, 47 rue des Carrouges (AD 238) ; pavillon dit BTV, 7 allée des Cottages, 45ter rue des Carrouges (AD 239) ; pavillon dit PERISSIN, 6 allée des Cottages, 45bis rue des Carrouges (AD 243) ; pavillon dit GUTTON, 4 allée des Cottages, 38 allée de la Libération (cad. AD 242) ; pavillon dit CITY LUMBER N° 17, 21 allée de la Libération (AD 219) ; pavillon dit ARMOR, 13 allée de la Libération (AD 223) ; pavillon dit TEXAS, 11 allée de la Libération (AD 224) ; pavillon dit SVENSKA TRAHUS, 3 allée de la Libération (AD 228) ; pavillon dit SVENSKA TRAHUS, 1 allée de la Libération (AD 229) ; pavillon dit NUTTAL, 1 allée du Tchad (AD 184) ; pavillon dit NUTTAL, 3 allée du Tchad (AD 185) ; pavillon dit NORD FRANCE, 6 allée du Tchad (AD 187) ; pavillon dit WOOLAWAY, 4 allée du Tchad (AD 191) ; pavillon dit WOOLAWAY, 2bis allée du Tchad (AD 190). 2/ les parcelles suivantes : les squares, 4 allée du Canada (AD 171) , 2bis allée des Cottages (AD 230) , 5 allée du Tchad (AD 188) et AD 186, 197, 208, 220 à 222, 225 à 227, 240, 241, 303, 183, 180, 176. 3/ l'ensemble de la voirie de la cité expérimentale, non cadastrée : avenue du Général-Leclerc (sauf la partie comprise entre le n° 1 et le n° 2) , l'allée du Tchad, l'allée de la Libération, l'allée des Cottages, l'allée du Canada : inscription par arrêté du 28 décembre 2000

Personnages clés

Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (MRU) - Commanditaire du projet Pilote la construction de la cité.
Jean Prouvé - Architecte et constructeur A conçu un pavillon en acier et bois.
Henri Prouvé - Architecte Collaborateur sur le pavillon Prouvé.
Marcel Boudin - Architecte A conçu la maison Socora en bois.
Jean-François Battut - Architecte Auteur du projet Stup non réalisé.
Lionel Mirabaud et Jean Chemineau - Architectes Concepteurs d’un pavillon en béton cellulaire.

Origine et histoire

La cité expérimentale de Merlan a été construite en 1945 à Noisy-le-Sec, dans le contexte de l’immédiat après-Seconde Guerre mondiale. Ce projet, piloté par le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme, visait à reloger les populations sinistrées tout en expérimentant de nouveaux matériaux et types d’habitations. Initialement composée de 56 pavillons, elle en compte aujourd’hui 42, représentant un conservatoire exceptionnel de l’architecture moderne.

La cité a été inaugurée en juillet 1946 lors de l’Exposition Internationale de la Reconstruction. Elle regroupait des prototypes proposés par sept pays (États-Unis, Suisse, Finlande, France, etc.), chacun utilisant des matériaux variés : bois, béton, pierre ou métal. Les pavillons étaient entièrement équipés et meublés, et l’espace était aménagé avec des squares et une voirie hiérarchisée.

En 2000, l’ensemble de la cité, incluant les façades, toitures, parcelles et voirie, a été inscrit au titre des monuments historiques. Parmi les pavillons protégés figurent des modèles emblématiques comme le CIMAP, le MOPIN, ou encore le FINN HUS. Certains prototypes, comme la maison Coignet, ont été détruits, tandis que d’autres ont été acquis par des particuliers.

La cité expérimentale de Merlan illustre une période charnière de l’histoire urbaine française, marquée par l’innovation architecturale et la nécessité de reconstruire rapidement après les destructions de la guerre. Elle reste un témoignage unique des collaborations internationales et des expérimentations techniques de l’époque.

Plusieurs maisons, initialement prévues mais non réalisées, témoignent de la diversité des approches envisagées, comme les projets français Stup, Sehm, ou Spie, ou encore les maisons américaines Crawford et Green Lumber. Ces prototypes non construits reflètent les ambitions du projet, qui dépassaient les simples besoins de relogement pour explorer de nouvelles formes d’habitat.

Liens externes