Frise chronologique
1894
Loi Siegfried
Loi Siegfried
1894 (≈ 1894)
Encadre l’habitat social ouvrier en France.
1906
Seconde loi sur les HBM
Seconde loi sur les HBM
1906 (≈ 1906)
Renforce le cadre légal des logements sociaux.
1908-1922
Construction de la cité
Construction de la cité
1908-1922 (≈ 1915)
31 logements bâtis sous l’impulsion d’Edmond Villey-Desmeserets.
1993
Début du déclin
Début du déclin
1993 (≈ 1993)
Premiers départs de locataires non remplacés.
19 juillet 2004
Arrêté préfectoral de protection
Arrêté préfectoral de protection
19 juillet 2004 (≈ 2004)
Interdit la démolition des façades et toitures.
15 juin 2007
Classement monument historique
Classement monument historique
15 juin 2007 (≈ 2007)
Inscription officielle des façades et toitures.
2012-2013
Réhabilitation et retour des habitants
Réhabilitation et retour des habitants
2012-2013 (≈ 2013)
Fin des travaux et réintégration des logements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures des maisons constituant la cité-jardin (cad. IB 8, 9, 12) : inscription par arrêté du 15 juin 2007
Personnages clés
| Edmond Villey-Desmeserets - Initiateur du projet |
Fonda le comité des HBM dans le Calvados. |
Origine et histoire
La cité-jardin des Rosiers est un quartier d’habitation à bon marché (HBM) édifié à Caen entre 1908 et 1922, sous l’impulsion de la loi Siegfried de 1894 et d’une seconde loi de 1906 promouvant l’habitat social. Initié par Edmond Villey-Desmeserets via un comité de patronage des HBM, ce projet visait à offrir des logements décents aux ouvriers et leurs familles. Situé à la lisière nord de la ville, le quartier, triangulaire et bordé par les rues des Rosiers, de Saint-Contest et des Lilas, échappa aux bombardements de 1944, préservant son architecture originale en moellons, briques rouges et toits tuilés.
Les 31 logements, répartis en deux types (maisons ouvrières à étages ou à étage carré), incluaient des jardins-potagers accolés, reflétant une volonté d’autonomie et de qualité de vie. À partir de 1993, le quartier se dépeupla en raison de l’obsolescence des logements, menacé de démolition malgré son intérêt patrimonial. Une mobilisation associative, dès 2003, aboutit à un arrêté préfectoral de protection des façades en 2004, puis à une inscription aux monuments historiques le 15 juin 2007, bloquant les projets de destruction.
Un plan de réhabilitation, lancé en 2008, prévoyait la conservation de 20 logements (transformés en T3 et T5) et la construction de 10 nouveaux sur la rue des Rosiers, pour un coût total de 4,4 millions d’euros. Les travaux, achevés en 2013, permirent le retour des habitants en octobre de la même année. Ce projet s’inscrivait dans une dynamique plus large de préservation des HBM caennais, dont beaucoup, comme ceux près du CHR Clemenceau, furent démolis en 2009, contrairement à la cité des Rosiers, sauvée par son classement.