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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1105
Première mention papale
Première mention papale 1105 (≈ 1105)
Pape Pascal II cite le pèlerinage.
1152
Début des travaux majeurs
Début des travaux majeurs 1152 (≈ 1152)
Géraud d’Escorailles agrandit le sanctuaire.
1166
Découverte de saint Amadour
Découverte de saint Amadour 1166 (≈ 1166)
Corps intact trouvé dans la roche.
1172
Recensement des miracles
Recensement des miracles 1172 (≈ 1172)
126 miracles authentifiés depuis 1140.
1244
Visite de Saint Louis
Visite de Saint Louis 1244 (≈ 1244)
Le roi et Blanche de Castille prient ici.
1562
Pillage par les huguenots
Pillage par les huguenots 1562 (≈ 1562)
Destruction partielle pendant les guerres de Religion.
1842
Début des restaurations
Début des restaurations 1842 (≈ 1842)
Abbé Chevalt dirige les travaux jusqu’en 1872.
1858-1872
Campagnes de restauration
Campagnes de restauration 1858-1872 (≈ 1865)
Reconstruction des chapelles et du palais abbatial.
2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2000 (≈ 2000)
Protection officielle des édifices et du parvis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les intérieurs de l'ancien palais abbatial, actuel musée d'art sacré (cad. AS 104, 107) : inscription par arrêté du 31 mai 1999 - La cité religieuse comportant les édifices religieux suivants : l'église Saint-Sauveur et la crypte Saint-Amadour ; la chapelle Saint-Blaise et ses niveaux de soubassements ; la chapelle Sainte-Anne et ses niveaux de soubassements ; la lanterne des morts incluse sur le mur de refend des chapelles Sainte-Anne et Saint-Blaise ; la chapelle baptismale Saint-Jean-Baptiste et ses niveaux de soubassements ; la chapelle Notre-Dame ou Miraculeuse ou de la Vierge avec la sacristie et son annexe, y compris la fresque extérieure du "Dit des Trois Morts et des Trois Vifs" ; la chapelle Saint-Michel, y compris les peintures murales de la paroi nord "Annonciation et Visitation" ; la tour nord accolée à l'ensemble cultuel Saint-Sauveur - Saint-Amadour ; les parvis et escaliers de desserte des sanctuaires dans l'enceinte de la cité religieuse (cad. AS 105) ; les façades et les toitures de l'ancien palais abbatial, avec le bâtiment de la porterie, les caves et l'ancien chauffoir (cad. AS 104, 107) : classement par arrêté du 14 décembre 2000
Personnages clés
Pape Pascal II - Souverain pontife
Premier à mentionner Rocamadour en 1105.
Géraud d’Escorailles - Abbé de Saint-Martin-de-Tulle
Initiateur des travaux au XIIe siècle.
Henri II Plantagenêt - Roi d’Angleterre
Pèlerin en 1152 pour remercier la Vierge.
Saint Louis - Roi de France
Visite le sanctuaire avec Blanche de Castille en 1244.
La Cité religieuse de Rocamadour, aussi appelée sanctuaire Notre-Dame, est un ensemble architectural marial construit à flanc de falaise dans le canyon de l'Alzou, sur la commune de Rocamadour dans le Lot. Dès 1105, le pape Pascal II mentionne le pèlerinage à Notre-Dame de Rocamadour, qui devient alors l’un des quatre lieux saints majeurs de la chrétienté, aux côtés de Rome, Saint-Jacques-de-Compostelle et Jérusalem. Ce site, aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un témoignage exceptionnel de la dévotion médiévale et des pèlerinages européens.
Au XIIe siècle, sous l’impulsion de Géraud d’Escorailles, abbé de Saint-Martin-de-Tulle, le sanctuaire est agrandi pour accueillir l’afflux de pèlerins. En 1166, la découverte d’un corps intact, attribué à saint Amadour, renforce son attractivité. Les miracles s’y multiplient : 126 sont recensés dès 1172. Des personnalités comme Henri II Plantagenêt (1152), Saint Louis et Blanche de Castille (1244) s’y rendent. Cependant, les guerres de Religion au XVIe siècle ravagent le site : les huguenots pillent et brûlent le sanctuaire en 1562, détruisant les reliques de saint Amadour.
Après un déclin aux XVIIe et XVIIIe siècles, la Cité religieuse est restaurée à partir de 1842 sous la direction de l’abbé Chevalt, sur initiative des évêques de Cahors. Les travaux, menés sans contrôle des Monuments historiques, transforment profondément le site : reconstruction du palais abbatial, aménagement du parvis, et édification de la chapelle Saint-Jean-Baptiste. Le sanctuaire, qui comprend une basilique, une crypte et sept chapelles (dont une dédiée à une Vierge noire du XIIe siècle), retrouve alors son rayonnement. En 1936, Francis Poulenc compose les Litanies à la Vierge noire en son honneur.
La Cité religieuse se structure autour d’un escalier monumental de 216 marches, la « Voie Sainte », que les pèlerins gravissaient autrefois à genoux. Le parvis, cœur du sanctuaire, donne accès aux chapelles disposées sur deux niveaux. Parmi elles, la chapelle Saint-Michel, semi-troglodyte, conserve des fresques des XIIe et XIIIe siècles, tandis que la chapelle Saint-Louis, restaurée en 2011, célèbre le rugby, sport emblématique du Quercy. Le site, protégé au titre des Monuments historiques, incarne à la fois l’héritage spirituel médiéval et les restaurations du XIXe siècle.
Les sources historiques, comme les travaux d’Ernest Rupin ou d’Edmond Albe, soulignent l’importance de Rocamadour dans l’histoire religieuse européenne. Les Miracles de Notre-Dame de Rocamadour (XIIe siècle) et les donations royales (Henri II, Saint Louis) témoignent de son prestige. Aujourd’hui, le sanctuaire reste un lieu de pèlerinage actif, mêlant patrimoine architectural, art sacré et traditions vivantes, comme le Grand Pardon célébré lors des années jubilaires.
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Devenir actuel
La Basilique Saint-Sauveur et la crypte Saint-Amadour font partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
La Cité religieuse était à la marge d'une des 4 voies classiques (Via Turonensis, Via Lemovicensis, Via Podiensis et Via Tolosana). Les pèlerins devaient donc faire un détour pour la visiter.
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