Frise chronologique
1794 (an III)
Destruction partielle pendant la Révolution
Destruction partielle pendant la Révolution
1794 (an III) (≈ 3)
Cloches brisées, clocher épargné
1796 (an V)
Fonte de la cloche républicaine
Fonte de la cloche républicaine
1796 (an V) (≈ 5)
700 kg, par Jean-Baptiste Pitton
XIIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XIIe siècle (≈ 1250)
Période romaine, vestige église Notre-Dame
1908
Classement monument historique
Classement monument historique
1908 (≈ 1908)
Protection officielle de l'édifice
1937
Installation de trois nouvelles cloches
Installation de trois nouvelles cloches
1937 (≈ 1937)
Fonderie Paccard, 1 500 kg
1998
Découverte d'une fresque médiévale
Découverte d'une fresque médiévale
1998 (≈ 1998)
XII Apôtres, XVe siècle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher : classement par arrêté du 7 mars 1908
Personnages clés
| A. Fontaine - Architecte des monuments historiques |
Interprète le clocher comme chœur (1911) |
| R. Oursel - Historien local |
Théorie du clocher autonome (XVIe siècle) |
| Jean-Baptiste Pitton - Saintier (fondeur de cloches) |
Auteur de la cloche républicaine (1796) |
Origine et histoire
Le clocher d'Annecy-le-Vieux est un édifice roman du XIIe siècle, dernier vestige d’une église Notre-Dame aujourd’hui disparue. Situé dans le département de la Haute-Savoie, il aurait initialement fait partie d’un ensemble religieux plus vaste, bien que son statut exact (chœur ou clocher autonome) fasse débat parmi les historiens. Dès le XVIe siècle, il semble partagé avec l’église Saint-Laurent voisine, soulignant son rôle central dans la vie paroissiale.
Pendant la Révolution (1794), les deux églises d’Annecy-le-Vieux subissent des destructions, mais ce clocher est épargné car jugée inoffensif par les autorités. Ses cloches sont cependant détruites, sauf une refondue en 1796 par le saintier Jean-Baptiste Pitton. Cette cloche « républicaine », classée monument historique, repose aujourd’hui à sa base. Le bâtiment adjacent, ancien lieu de culte, devient école puis mairie jusqu’en 1971.
Au XIXe siècle, le clocher menace de s’effondrer, nécessitant des restaurations. En 1937, trois nouvelles cloches sont installées par la fonderie Paccard, toujours utilisées pour les offices de Saint-Laurent. Des travaux en 1998 révèlent une fresque du XVe siècle représentant les douze Apôtres, ajoutant une dimension artistique à son patrimoine. Classé monument historique en 1908, il incarne la mémoire religieuse et civile du village.