Construction du clocher XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du clocher roman, seul vestige de l'ancienne église Notre-Dame.
1794
Dévastation révolutionnaire
Dévastation révolutionnaire 1794 (≈ 1794)
Les églises d'Annecy-le-Vieux furent dévastées, mais le clocher échappa à la destruction.
1796
Fonte d'une cloche
Fonte d'une cloche 1796 (≈ 1796)
La commune fit fondre une cloche « républicaine » de 700 kg par Jean-Baptiste Pitton.
XIXe siècle
Restauration du clocher
Restauration du clocher XIXe siècle (≈ 1865)
Le clocher menaçait de s'effondrer à la fin du XIXe siècle.
1937
Installation de nouvelles cloches
Installation de nouvelles cloches 1937 (≈ 1937)
La fonderie Paccard fabriqua et installa trois cloches, dont une de 1 500 kg.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher : classement par arrêté du 7 mars 1908
Personnages clés
Jean-Baptiste Pitton
Saintier de Carouge ayant fondu la cloche républicaine en 1796.
Origine et histoire du Clocher d'Annecy-le-Vieux
Le clocher d'Annecy-le-Vieux, situé sur la commune du même nom en Haute-Savoie, est un clocher roman daté du XIIe siècle. Il constitue l'unique vestige de l'ancienne église Notre-Dame, dont les autres parties ont disparu, et semble être partagé depuis longtemps avec l'autre église paroissiale, Saint-Laurent. En 1911, A. Fontaine l'interprète comme le chœur de l'ancienne église Notre-Dame, tandis que R. Oursel considère qu'à la fin du XVIe siècle le clocher était déjà autonome par rapport au bâtiment accolé. Pendant la Révolution (an III, 1794), les deux églises d'Annecy-le-Vieux furent dévastées ; les murs subsistèrent et un arrêté ordonna la démolition des clochers, mais celui-ci échappa à la destruction en raison de l'absence d'une flèche pointue ; toutefois les cloches furent déposées et brisées. En l'an IV, le bâtiment accolé au clocher, probablement l'emplacement de l'ancienne église Notre-Dame et qui servait d'église avant la Révolution, fut partiellement aménagé pour accueillir la première école primaire ; il fut surélevé d'un étage en 1809, utilisé comme école jusqu'en 1865, puis comme mairie jusqu'en 1971. En l'an V (1796), la commune fit fondre une cloche « républicaine » de 700 kg (diamètre 109 cm, hauteur 90 cm) par Jean-Baptiste Pitton, saintier de Carouge ; des défauts apparus rapidement entraînèrent sa dépose. Cette cloche, encore présente au sol à la base de l'édifice, est classée Monument historique à titre d'objet. À la fin du XIXe siècle, le clocher menaçait de s'effondrer. En 1937, la fonderie Paccard fabriqua et installa trois cloches, dont une de 1 500 kg ; elles sont utilisées lors des cérémonies à l'église Saint-Laurent, qui ne possède pas de clocher propre. Des travaux réalisés en 1998 ont permis la redécouverte d'une fresque du XVe siècle représentant les douze apôtres. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis 1908.