Construction du clocher 1856 (≈ 1856)
Date gravée sur la pierre sommitale.
XIXe siècle (3e quart)
Période de construction
Période de construction XIXe siècle (3e quart) (≈ 1865)
Contexte historique de l'édifice.
17 juillet 1992
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 17 juillet 1992 (≈ 1992)
Arrêté d'inscription du clocher.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Fayet - Fondeur de cloches
A produit la cloche en 1856.
Origine et histoire du Clocher de tourmente
Le clocher de tourmente d'Auriac est un édifice situé dans le hameau d'Auriac, sur la commune de Saint-Julien-du-Tournel, en Lozère. Construit au XIXe siècle, plus précisément vers 1856 comme l'indique la pierre sommitale, il est typique des clochers de tourmente des franges du Mont Lozère. Ces constructions servaient à l'origine pour l'angélus, le glas, l'appel à l'école communale, la prévention des orages de grêle, et comme signal sonore pour les personnes égarées dans le brouillard. Aujourd'hui, leur usage se limite principalement au glas et aux alertes incendie.
L'édifice, de forme pyramidale tronquée, est bâti en moellons de schiste et de granite. Une dalle de pierre portant un chronogramme couronne la structure, surmontée d'une cloche en fonte décorée, produite par le fondeur Fayet de Mende. La cloche repose sur un joug en pierre et est soutenue par une armature en ferronnerie. Ces clochers, souvent dépourvus d'église à proximité, étaient des points de rassemblement et de signalisation pour les hameaux isolés. Certains disposaient d'une loge pour le sonneur ou d'une niche abritant une statue religieuse, et tous étaient surmontés d'une croix en fer ou en pierre.
Le clocher d'Auriac, construit dans le troisième quart du XIXe siècle, a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 17 juillet 1992. Il appartient à la commune de Saint-Julien-du-Tournel et se distingue par son architecture simple mais fonctionnelle, adaptée aux besoins des populations rurales de la région. Ces ouvrages reflètent l'ingéniosité des communautés locales pour pallier l'isolement géographique et les conditions climatiques difficiles du Mont Lozère.